Diététique : un encas 4 possibilités

Publié le 20 Octobre 2008 à 2h00 par Julie Luong, journaliste santé
Une récente étude montre que les bonnes intentions diététiques ne sont pas nécessairement suivies de faits, surtout à l'heure de la pause… Et que la moitié d'entre nous semble ne pas s'embarrasser de bonnes intentions diététiques du tout !
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Savoir n'est pas pouvoir

Vouloir manger une pomme et finir avec un gâteau en bouche, voilà une petite entorse qui peut se répéter et faire grimper le cholestérol, tout comme l'aiguille de la balance. Pourtant, cela arrive à tout le monde… et ce n'est pas faute de savoir quel aliment est le meilleur pour notre santé ! A l'heure actuelle, les apports nutritionnels de tel ou tel aliment font partie de la culture générale. Qui aujourd'hui ne sait pas qu'un paquet de chips est plus calorique qu'une pomme ? Mais manger n'est pas qu'une question d'information et de bon sens.

Pomme ou chocolat ?

Des chercheurs néerlandais ont ainsi étudié les comportements de 585 travailleurs à la cafétéria de leur bureau, dont 65% d'hommes, avec une moyenne d'âge de 40 ans. Tous présentaient un poids normal (IMC de 24,3) et un niveau d'éducation considéré comme élevé. Les participants ont été amenés à faire part à l'avance de leur choix entre quatre en-cas différents, dont deux étaient plus sains - banane ou pomme - et deux plutôt "junk food" - gaufre au sucre ou barre chocolatée. Une semaine plus tard, les chercheurs ont observé quel en-cas les participants choisissaient effectivement.

Rationnel vs pulsionnel

Parmi ceux qui avaient l'intention de choisir un snack sain (49% des participants), 27% ont finalement changé d'avis et choisi la gaufre ou la barre chocolatée. A l'inverse, 92% des personnes qui projetaient de jeter leur dévolu sur ces en-cas non diététiques sont restés sur leur position. Selon les chercheurs, ce décalage entre le choix projeté et le choix réel s'explique par le fait que c'est notre cerveau rationnel qui préside aux intentions tandis que nos choix immédiats sont davantage gouvernés par l'impulsion. Ils ont aussi montré que chez les personnes qui avaient une bonne discipline de vie, une attitude positive par rapport au fait de bien manger et faisaient régulièrement des choix sains, le décalage entre intentions et actes était bien moins important.

Envie d'avoir envie

Cette étude nous apprend aussi que la moitié de la population n'a tout simplement pas l'intention de faire un choix sain, et que les actes, dans ce cas, suivent quasiment toujours… La question est donc : comment donner aux gens l'envie de manger sain ? Mais aussi : comment faire pour que cette envie se transforme en réalité et non en culpabilité ? La bataille sera sans doute gagnée le jour où nous rêverons à la pomme et flancherons pour la banane.

Source : Weijzen P., Journal of Nutritional Education and Behavior, septembre/octobre 2008.