Covid : les femmes enceintes sont 4 fois plus susceptibles d’être infectées

Les femmes enceintes ont été intégrées dans les listes des personnes à risque face au nouveau coronavirus. Et à raison ! Une nouvelle étude révèle qu’elles sont 4 fois plus susceptibles d’être contaminé le COVID-19.
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Les femmes enceintes doivent faire attention pendant l’épidémie de COVID-19. Une étude scientifique menée à la faculté de médecine Perelman de l’Université de Pennsylvanie, révèle qu’elles sont en moyenne 4 fois plus susceptibles d’être exposées au SARS-COV-2.

Grossesse : les femmes sont plus nombreuses à avoir des anticorps

L’équipe du Perelman School of Medicine at the University of Pennsylvania a analysé les tests sérologiques de 1293 femmes ayant accouché entre avril et juin 2020 à Philadelphie. Cela représente la moitié des naissances survenues dans la ville pendant cette période.

Elle a également pris les échantillons de 834 personnes et 140 femmes enceintes collectés avant l’épidémie ainsi que ceux de 31 patients guéris de la maladie. Leurs résultats ont servi de données de contrôle et ont assuré la fiabilité du test sérologique. 

Les chercheurs ont découvert qu’en moyenne 6,2% des femmes enceintes avaient des anticorps contre le coronavirus au moment de leur accouchement. Cela veut dire qu’elles ont été immunisées après avoir été malades ou porteuse saine. Elles ont aussi pu développer des anticorps après avoir été en contact avec une personne infectée.

Ce taux est 4 fois plus élevé que chez les autres habitants de la métropole américaine. Il est en effet de 1,4%.

Selon les scientifiques, ces résultats indiquent que les réponses immunitaires au COVID-19 chez les femmes enceintes peuvent être différentes de celles de la population générale. Mais ce n’est pas la seule découverte de cette recherche.


De grosses différentes selon l’origine des futures mamans

L’étude montre que toutes les femmes enceintes ne font pas face aux mêmes risques. L'équipe de recherche a découvert une variation significative entre les groupes ethniques. Les femmes d’origines latines et hispaniques ont été particulièrement exposés aux virus. 10,4% d’entre elles avaient des anticorps. Les futures mamans afro-américaines étaient nombreuses aussi à présenter une réponse positive au test sérologique (9,7%). Les taux d’exposition étaient particulièrement bas pour les femmes de type européen et asiatique. Ils étaient respectivement 2,0% et 0,9%

“Les femmes enceintes sont assez représentatives de l'exposition communautaire, et ces données fournissent plus de preuves, en plus de ce que nous savons déjà avec COVID-19, que la santé et l'équité socio-économique sont inextricablement liées'', a expliqué le co-auteur principal de l’article scientifique le Dr Scott Hensley, professeur agrégé de microbiologie à Perelman.

Les chercheurs estiment que ces données peuvent éclairer la pratique clinique et les soins aux femmes enceintes pendant la pandémie de coronavirus. Elles peuvent aussi aider à mieux comprendre la prévalence du virus dans la communauté et comment les facteurs socio-économiques et les inégalités peuvent affecter sa propagation.

Le Dr Karen Marie Puopolo, la pédiatre néonatologiste à l'hôpital pour enfants de Philadelphie et co-auteur de l’article ajoute : "identifier la disparité dans l'exposition au virus aidera idéalement à conduire à la découverte de ce qui cause ces différences, y compris les facteurs enracinés dans le racisme systémique, et éclairera les mesures de santé publique visant à prévenir de nouvelles infections".

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