Contraception : son stérilet a failli la tuer !

Jessica Cowgill a failli perdre la vie à cause de son stérilet. Le moyen de contraception qu’elle portait depuis plusieurs années, a provoqué un grave sepsis après avoir percé son utérus.
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Le dispositif intra-utérin est le deuxième moyen de contraception le plus utilisé par les Françaises. Il est très sûr. Toutefois, il peut parfois être à l’origine de graves soucis de santé comme peut en témoigner Jessica Cogwill. La Britannique de 25 ans a failli mourir à cause de son stérilet au cuivre.

Stérilet : des mois de souffrance sans explication

Désireuse d’avoir une contraception qui ne nécessite pas d’y penser quotidiennement, Jessica Cowgill s’est fait poser un stérilet à 20 ans. Quelques années après, elle a commencé à avoir des crampes et des saignements vaginaux irréguliers. Après plusieurs visites infructueuses, son généraliste l’a envoyée l’année dernière vers un gynécologue. A la suite d'un nouvel examen et d'une échographie, le spécialiste a assuré qu'il n'y avait rien d’alarmant. Les importantes souffrances qu’elle ressentait, l'ont également aussi conduite à faire des allers-retours aux urgences, sans qu'aucun diagnostic ne soit posé. 

La jeune femme a expliqué au Sun “j’avais des douleurs à l'estomac depuis un bon moment maintenant et je voyais des médecins depuis un certain temps pour essayer d'aller au fond des choses, mais rien n’en sortait”. Elle se rappelle “Je n'arrêtais pas d'être renvoyée chez moi en disant que j'allais bien”.


Alors que la Britannique gardait le fils d’une amie en février dernier, son état s’est fortement dégradé. Elle a été une nouvelle fois conduite à l’hôpital. Les médecins qui l’ont prise en charge, ont découvert la raison de ses troubles et l’ont conduite immédiatement au bloc. Son stérilet avait percé son utérus et provoquait un sepsis (une infection potentiellement mortelle provoquée par des bactéries anciennement connue sous le nom de septicémie) !

Sepsis : elle perd un ovaire, une trompe de Fallope et une partie de l’utérus

Pour sauver la vie de la patiente, les chirurgiens lui ont retiré un ovaire, une trompe de Fallope et une partie de l’utérus ainsi que le dispositif intra-utérin responsable de ses troubles. 

Toutefois, cette opération n’a pas marqué la fin des problèmes pour la jeune femme, toujours souffrante. De nouveaux examens ont révélé que l’infection était encore présente. À nouveau opérée, elle a perdu cette fois-ci une partie de son utérus. 

Jessica Cowgill a confié à la revue britannique “Cela a été l'expérience la plus effrayante de ma vie, mais j’en sors tellement plus forte et cela m'a beaucoup rapproché de mon partenaire Nathan”. “J’espère avoir passé le plus dur” conclut-elle. 

Elle met en garde contre les risques du stérilet

La Britannique veut désormais mettre en garde les femmes contre les risques méconnus des stérilets. Elle explique “Je l'ai choisi parce que je ne voulais rien qui affecterait mes hormones et quelque chose qui demande peu d’entretien, mais j'ai eu des douleurs à l'estomac pendant environ deux ou trois ans et j'en ai parlé aux médecins. J'ai commencé à m'y habituer et à me dire que j’avais des douleurs menstruelles sévères”.La jeune femme qui ne sait pas si elle pourra avoir des enfants après cette opération, prévient "Je ne voudrais pas que quelqu'un d'autre passe par là à cause de cette contraception alors qu'il existe de nombreuses autres formes disponibles".

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Source : t, The Sun, 4 mai 2020
Contraception, faculté de médecine Sorbonne Université
Complications de la pose de stérilet, 6 septembre 2000
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