Chlamydia, gonorrhée : ces infections sexuellement transmissibles qui explosent

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Les infections sexuellement transmissibles explosent en France. Depuis 2012, le nombre de diagnostics de chlamydias et de gonorrhées a tout simplement triplé, d'après Santé publique France.

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La progression a de quoi inquiéter. En l'espace de six ans, les diagnostics d'infections sexuellement transmissibles (IST) ont bondi. Plus précisément, leur nombre a triplé, souligne Santé publique France dans son dernier rapport. Sont concernées les deux pathologies les plus courantes : les infections à Chlamydia et les gonorrhées.

Très fréquentes et contagieuses, ces IST ont de quoi inquiéter. Sans prise en charge rapide, elles peuvent occasionner des complications à long terme, comme des infections génitales hautes (salpingites, abcès tubo-ovarien, etc) ou des infertilités.

En 2012, ces pathologies étaient déjà courantes : on dénombrait 76 900 cas de chlamydiose et 15 000 cas de gonorrhée. Six ans plus tard, on assiste à une véritable explosion. La bactérie Chlamydia trachomatis a infecté 267 000 personnes et Neisseria gonorrhea 49 600 personnes.

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Peu de symptômes

Santé publique France indique que ce nombre est probablement sous-évalué, et largement. Car ces données ne prennent pas en compte les personnes n'ayant pas consulté de professionnel.le de santé.

Or, on estime que 40 à 70 % des cas de chlamydiose ne provoquent pas de symptôme – les femmes étant plus concernées par ce phénomène. C'est également le cas chez 10 % des personnes souffrant de gonorrhée (aussi appelée chaude-pisse).

Le reste du temps, les bactéries sont à l'origine de pertes vaginales, d'écoulements par le vagin, le pénis ou l'anus, de rougeurs au niveau des muqueuses et de douleurs au moment d'uriner.

Les jeunes au cœur de l'épidémie

Face à ces IST, toutes les régions ne sont pas égales. L'Île-de-France est, de loin, la zone la plus touchée par les deux IST, aux côtés des régions et départements d'outre-mer. Les autres régions sont plus épargnées par ce fléau.

Santé publique France (2018)

Du côté de la population à risque, on observe assez peu de variation selon la bactérie analysée. Dans les deux cas, les populations jeunes (15-24 ans) sont au cœur de la progression des IST. Un seul paramètre change : les chlamydioses touchent beaucoup plus les femmes tandis que les gonorrhées sont davantage l'apanage des hommes.

Une meilleure stratégie de prévention sera nécessaire pour inciter au port du préservatif – seul méthode efficace, estime Santé publique France. Car des résistances aux traitements antibiotiques commencent à apparaître. La gonorrhée, notamment, est de plus en plus coriace face aux médicaments.

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