BPCO de la femme, une maladie qui cache bien son jeu
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Le tabac, principal coupable. Mais il n’est pas le seul…

D’autres femmes que des fumeuses ou ex-fumeuses sont plus susceptibles de développer une BPCO. Ce sont celles qui exercent dans le milieu industriel où de nombreux agents peuvent induire des « BPCO professionnelles », comme les poussières minérales, les agents employés dans l’industrie du textile et du papier, dans la fonderie, les matières plastiques, le verre.

Comme pour le tabac, les femmes auraient une sensibilité accrue aux polluants industriels inhalés comparativement aux hommes.

Par ailleurs, l’emploi fréquent de produits ménagers, tous des irritants bronchiques, contribuent à aggraver une hyperréactivité des bronches existante.

L’essoufflement ne doit pas égarer

Un problème de taille existe parmi les femmes qui ressentent des symptômes liés à la maladie, à savoir l’analyse des symptômes « essoufflement » et « fatigue ». En effet, les femmes à risque de BPCO sont des femmes jeunes, qui ont commencé à fumer assez précocement et qui, la plupart du temps ressentent un essoufflement. Or, ces femmes BPCO ne pensent pas à consulter car elles se disent uniquement « fatiguées » et non pas « essoufflées ». Et lorsqu’elles consultent, le diagnostic de BPCO est trop peu souvent évoqué.

Pr Chantal Raherison-Semjen : « Ces histoires sont caractéristiques et constantes : ces femmes se disent fatiguées au bord de l’épuisement. Comme aucune anémie n’est mise en évidence, la fatigue est alors mise sur le compte d’une anxiété ou une dépression, sans même penser à une pathologie respiratoire ! Et lorsqu’une maladie respiratoire est malgré tout envisagée, c’est dans l’immense majorité des cas un diagnostic erroné d’asthme qui est alors posé et non un diagnostic de BPCO. Le chemin est encore long pour que la BPCO de ces femmes soit diagnostiquée. La sensibilisation du grand public est primordiale ».

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Mots-clés : Bpco
Source : D’après un entretien avec le Pr Chantal Raherison-Semjen, pneumologue au CHU de Bordeaux et co-responsable du groupe « Femmes et poumon » de la Société de pneumologie de langue française (SPLF) 
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