Athlètes : électrocardiogramme systématique

La pratique d'un sport en compétition peut augmenter le risque de mort subite. Ce sur-risque n'est le plus souvent pas imputable au sport lui-même, mais découle d'une pathologie cardiaque sous-jacente. Pour pallier cet inconvénient majeur, les athlètes à risque devraient bénéficier systématiquement d'un électrocardiogramme.
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La compétition n'est pas dénuée de risque. Loin de vouloir freiner cette pratique, on peut en revanche mettre en place des mesures efficaces afin de prévenir certains accidents. La mort subite, qui est augmentée chez les sportifs de haut niveau, est un problème crucial. Selon certaines études, et notamment une étude italienne menée auprès d'adolescents et de jeunes adultes pratiquant du sport de compétition, le risque de mort subite est multiplié par 2,5 chez de tels sportifs. Le sport n'est pas lui-même en cause, mais révèle la présence d'une pathologie cardiaque sous-jacente. Comme le montre une autre analyse italienne, le dépistage des athlètes à risque est essentiel et pourrait reposer sur la réalisation systématique d'un électrocardiogramme. En effet, sur les 34.000 athlètes de moins de 35 ans ayant réalisé cet examen, 1.000 se sont vus contre-indiquer le sport de compétition, dont 621 en raison d'une anomalie révélée par l'électrocardiogramme. Ce test est très sensible et très fiable :

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  • des anomalies à l'enregistrement sont retrouvées chez 95% des sujets présentant une cardiomyopathie ;
  • réalisé systématiquement, il s'accompagne d'une nette réduction du taux d'évènements cardiaques au cours du sport.

le montre une autre analyse italienne, le dépistage des athlètes à risque est essentiel et pourrait reposer sur la réalisation systématique d'un électrocardiogramme. En effet, sur les 34.000 athlètes de moins de 35 ans ayant réalisé cet examen, 1.000 se sont vus contre-indiquer le sport de compétition, dont 621 en raison d'une anomalie révélée par l'électrocardiogramme. Ce test est très sensible et très fiable :

Publié le 03 Novembre 2005
Auteurs : Dr Philippe Presles
Source : Le Quotidien du médecin, Congrès Hebdo, 23 septembre 2005.