Santé : tout vient du ventre... et de l'intestin !

Publié par Julie Robin, journaliste santé le Lundi 11 Février 2013 : 00h00
Mis à jour le Vendredi 18 Décembre 2015 : 15h44

On dit parfois que "tout vient du ventre". C'est exagéré, mais il est vrai que notre intestin a un grand impact sur notre santé.

Même s’il n’a pas encore livré tous ses secrets, on sait aujourd’hui que notre tube digestif est doté d’un système nerveux très complexe.

Ventre et santé : le rôle immunitaire de l'intestin

Les intestins ont un rôle immunitaire (de défense de l'organisme) très important. En effet, les intestins représentent une très grande surface qui est en contact avec des substances venues de l'extérieur : les aliments en cours de digestion.

Les intestins contiennent donc de très nombreuses cellules immunitaires, ainsi qu'une flore intestinale faite de bactéries qui nous aident aussi à nous défendre contre virus et bactéries.

C'est ainsi que la santé de l'intestin est liée à la résistance aux infections comme les gastro-entérites si fréquentes en hiver. Certains travaux semblent aussi montrer qu'un intestin en forme diminue le risque d'allergies alimentaires ou d'asthme (1), même si les preuves dans ce domaine sont encore à faire.

Le système nerveux de l'intestin, notre "2e cerveau"

Nos intestins renferment aussi un "deuxième cerveau": le système nerveux de l'intestin, ou système nerveux entérique (SNE) qui contrôle les fonctions digestives. Comme le cerveau, il est constitué de 100 millions de "cellules nerveuses", situés tout au long du tube digestif.

Ce "deuxième cerveau" remplit deux fonctions essentielles :

  • La régulation de la digestion (vidange de l’estomac, déplacement des aliments dans l’intestin grêle jusqu’au côlon).
  • La gestion de l’absorption des nutriments par les cellules de la paroi intestinale.

    Cette paroi joue aussi un rôle de barrière contre les agents pathogènes extérieurs.

Ce système nerveux n’a pas besoin du cerveau pour fonctionner. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne sont pas liés.

En effet, le cerveau est capable de moduler l’état d’activité du SNE, de le rendre plus ou moins dynamique.

Publié par Julie Robin, journaliste santé le Lundi 11 Février 2013 : 00h00
Mis à jour le Vendredi 18 Décembre 2015 : 15h44
Source : Dr. Michel Neunlist, Directeur de l’Unité INSERM U913, l’une des composantes de l’Institut des Maladies de l’Appareil Digestif du CHU de Nantes (IMAD), dédiée à l’étude de la Neurogastroentérologie. (1): Noverr, M. Infection and Immunity, January 2005. News release, University of Michigan.
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