• rating
    • rating
    • rating
    • rating
    • rating
    12 avis
  • Consultations (19400)
  • Témoignages (0)

Rhumatisme : très difficile de dépister une spondylarthrite ankylosante

Rhumatisme : très difficile de dépister une spondylarthrite ankylosante

Une grande particularité de la spondylarthrite ankylosante est qu'elle est très difficile à dépister, même lorsque la maladie en est à un stade avancé et qu'elle entraîne un handicap sévère. Pourquoi ? Parce qu'on ne voit rien à la radio. Il existe ainsi des personnes jeunes qui souffrent énormément pendant des années avant que l'on pense à une spondylarthrite ankylosante et que l'on propose enfin l'examen adéquat.

Le diagnostic de spondylarthrite ankylosante peut prendre des dizaines d'années...

La spondylarthrite ankylosante est une maladie rhumatismale inflammatoire qui touche des sujets jeunes. Elle atteint les articulations de la colonne vertébrale, mais aussi les pieds, les jambes et les mains, et provoque des douleurs, des raideurs et une fatigue intense. Certaines formes peuvent devenir très sévères et entraîner des handicaps importants. On estime à 200.000 le nombre de personnes concernées en France. Mais dans un grand nombre de cas, les personnes souffrent et se sentent épuisées sans savoir qu'il s'agit d'une spondylarthrite ankylosante.

Cette situation dure souvent des années avant que cette maladie ne soit diagnostiquée. En effet, la plupart du temps, les radios sont normales. Ainsi, pendant 10, 15, voire 20 ans parfois, on ne voit rien sur les radios. Pourtant, l'inflammation est là, au niveau des tissus péri-articulaires, des tendons, des ligaments, expliquant la souffrance et l'invalidité des personnes concernées. C'est ainsi que beaucoup de maladies, étiquetées fibromyalgiques notamment, sont en fait des spondylarthrites ankylosantes.

Alors comment se sortir de cette impasse ? Quel est l'examen diagnostique de la polyarthrite ankylosante ?

Il faut passer une IRM avec injection de gadolinium. Seul cet examen permet de mettre en évidence les inflammations des tissus mous autour de l'os. Mais cette technique d'imagerie ne se réalise que dans certains services spécifiques. En pratique, une personne qui présente des douleurs typiquement inflammatoires, qui se réveille la nuit, qui souffre de raidissement important le matin, d'un handicap fonctionnel et d'une fatigue chronique, et pour laquelle on ne trouve aucune explication claire à la radio, doit penser à une spondylarthrite ankylosante et se faire prescrire une IRM avec gadolinium.

Mis à jour par le 16/03/2012
Créé initialement par le 16/07/2007

Sources : Société française de rhumatologie consacrée à cette maladie : www.rhumatologie.asso.fr.

Cet article fait partie du dossier Quand nos os nous font souffrir...

Trouvez-vous cet article intéressant ?
 

Pub