Soigner des coliques néphrétiques

Soigner des coliques néphrétiques

Il n'est pas indispensable d'être hospitalisé pour traiter des coliques néphrétiques.

Mais le traitement et les conseils donnés doivent alors être suivis scrupuleusement par le patient souffrant de colique néphrétique.

Certains calculs déclenchent une colique néphrétique

Les coliques néphrétiques sont des douleurs provoquées par des calculs urinaires (de " calculus " : " petit caillou ", en latin).

Ces petites pierres se forment dans le rein ou les voies urinaires qui vont du rein à la vessie (uretères).

Lorsqu'elles sont de diamètre proche de celui de l'uretère, elles peuvent se bloquer et déclencher de violentes contractions douloureuses.

Colique néphrétique : un diagnostic habituellement facile

Le plus souvent, les coliques néphrétiques surviennent chez un homme de 20 à 60 ans.

  • Dans les cas typiques, la colique néphrétique est une douleur brutale, intense, qui part à mi-dos, sous les côtes, d'un seul côté de la colonne vertébrale, et vient vers l'avant en descendant vers le pubis et les organes génitaux.
  • Les contractions des uretères se communiquent parfois à la vessie, entraînant des douleurs en urinant (dysurie), des envies fréquentes d'uriner de petites quantités (pollakiurie), parfois de manière impérieuse.
  • Elles se communiquent souvent aux organes voisins, provoquant des troubles digestifs (nausées, vomissements, constipation).
  • Enfin le malade est souvent atteint d'une agitation et d'une anxiété d'autant plus compréhensibles que la douleur apparaît et disparaît sans crier gare, et qu'aucune position ne permet de l'améliorer.
  • En principe, il n'y a pas de fièvre.

Une consultation médicale rapide est justifiée par la nécessité de lutter contre la douleur (il n'y a aucun inconvénient à prendre du paracétamol dès le début de la douleur, mais ce médicament suffit rarement).

Le médecin confirmera le diagnostic de colique néphrétique (car certaines douleurs trompeuses peuvent avoir une autre origine) et vérifiera qu'il n'existe pas de signes de complications (infection rénale par exemple).

En général, l'interrogatoire du malade et l'examen permettent au médecin de faire le diagnostic de colique néphrétique sans avoir recours à des examens complémentaires.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 14/09/2012
Créé initialement par Isabelle Eustache le 07/06/2000

Sources : Association française d'urologie, www.urofrance.org.

Cet article fait partie du dossier Calculs : attention aux cailloux !

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