La pleine conscience, une clé pour gérer l’anxiété ?

Publié par Stéphanie Koplowicz, Journaliste Santé le Lundi 12 Novembre 2012 : 00h00
Mis à jour le Lundi 12 Novembre 2012 : 09h03

Vous craignez en permanence de recevoir une mauvaise nouvelle ? Vous ressassez des idées noires ? Vous avez continuellement le pressentiment d’un danger imminent ?

Pour soulager l’anxiété qui vous ronge, les psychothérapeutes peuvent désormais vous proposer la technique de la pleine conscience.

Qu’est-ce que la pleine conscience ?

Inspirée par différents courants de méditation orientale, la pleine conscience (ou mindfulness) a commencé à être utilisée comme outil thérapeutique aux États-Unis dans les années 80. Aujourd’hui, cette technique a été adoptée par des psychologues et psychiatres du monde entier qui l’ont intégrée à leur arsenal de prise en charge du stress et de l’anxiété.

La pleine conscience pourrait se résumer en deux mots : « ici » et « maintenant ». Le principe de cette technique de méditation est de concentrer son esprit sur le moment présent, en laissant venir à soi, sans les juger, toutes les pensées et les sensations qui se manifestent. La pleine conscience demande donc d’exercer sa capacité de concentration mais aussi de faire preuve de bienveillance envers soi-même.

Anxiété : les bienfaits de la pleine conscience

Par les changements d’état d’esprit qu’elle induit, la pleine conscience a des effets bénéfiques sur l’anxiété :

  • Habituellement, les personnes anxieuses ont tendance àfuir les états émotionnels négatifs et à mettre en place toutes sortes de stratégies pour éviter les situations génératrices d’angoisse. Ce qui, paradoxalement, les renforce.

    Grâce à l’observation sans jugement des sensations liées à l’anxiété, il est plus facile d’y faire face et d’apprendre à les tolérer.

  • L’anticipation négative et la crainte du pire font partie intégrante du quotidien des anxieux.

    Apprendre à vivre l’ « ici et maintenant » permet de s’ancrer dans le moment présent et de chasser de son esprit ces désagréables « ruminations ».

Publié par Stéphanie Koplowicz, Journaliste Santé le Lundi 12 Novembre 2012 : 00h00
Mis à jour le Lundi 12 Novembre 2012 : 09h03
Source : Alexandre Heeren, Pierre Philippot, Les interventions basées sur la pleine conscience: une revue conceptuelle et empirique, in Revue québecoise de psychologie, 2010, 31(3), pp 37-61. Merci à Muriel Fuks, psychologue et psychothérapeute.
A lire aussi
La pauvreté affecte le développement du cerveau des enfantsPublié le 16/03/2017 - 11h36

La malnutrition est responsable de retard de croissance dès le plus jeune âge. C’est ainsi que les enfants qui vivent dans une extrême pauvreté n’atteindront jamais leur plein potentiel cérébral. Le Groupe de la Banque mondiale et l’UNICEF demandent des investissements plus importants...

Méditation Pleine Conscience, le bonheur est dans le présent Publié le 02/03/2016 - 13h40

La méditation Pleine Conscience n’est pas une pratique de relaxation ou une méthode antistress. C’est une technique qui apprend à être dans le réel de l’instant, un antidote à la "pollution attentionnelle" croissante à laquelle nous sommes soumis. C’est aussi un moyen de prendre soin...

Symptômes psychosomatiquesPublié le 02/06/2000 - 00h00

Pour Édouard Zarifian, les symptômes dits psychosomatiques font partie de nos moyens d'expression normaux. Ce qui explique leur fréquence et leur universalité historique, géographique et sociale.

Plus d'articles