Perdre du poids limite le risque d’incontinence

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 23 Mars 2016 : 15h20
Mis à jour le Mercredi 23 Mars 2016 : 15h20

Cette année, le thème de la Semaine de la continence organisée par l’Association française d’urologie (UFU) met l’accent sur le lien entre l’obésité et l’incontinence, une relation méconnue par les 22 millions de Français incontinents. Le surpoids peut causer ou aggraver une incontinence ; inversement, « perdre du poids permet de réduire l’incontinence urinaire ».

Comment l’obésité augmente le risque d’incontinence urinaire ?

L’excès pondéral induit « une pression intra-abdominale plus élevée que la moyenne », explique l’AFU. Cette hyperpression abdominale se répercute sur les organes pelviens et notamment sur la vessie. De fait, les sphincters anal et urinaire subissent une plus grande sollicitation pouvant mener à de nombreux troubles : incontinence urinaire, incontinence anale, troubles sexuels.

Par ailleurs, en cas d’obésité, l’activité physique est souvent réduite, ce qui contribue à affaiblir la tonicité des muscles du périnée et des sphincters, accentuant les risques d’incontinence. La boucle est bouclée puisque l’incontinence constitue elle-même un facteur de réduction de l’activité physique.

C’est ainsi que le risque de souffrir d’incontinence anale est multiplié par trois chez les femmes atteintes d’obésité. Quant au risque d’incontinence urinaire, il est multiplié par cinq par rapport aux femmes de poids normal.

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Moins de poids, moins d’incontinence

La prévalence du surpoids et de la sédentarité étant en constante augmentation, il en résulte une augmente croissante parallèle des troubles fonctionnels urinaires. Ces troubles sont aujourd’hui bien pris en charge, mais la réussite des trainements dépend de certains facteurs, dont le poids des patientes : selon certaines études, l’efficacité du traitement chirurgical classique de l’incontinence est moitié moindre chez les femmes atteintes d’obésité.

La bonne nouvelle est que l’excès de poids est un facteur modifiable : en cas d’obésité, perdre 10% de son poids réduit de 50% la fréquence des fuites urinaires et améliore l’efficacité des traitements.

Le vendredi 25 mars 2016, l’AFU organise un chat Facebook au cours duquel, des experts répondront à toute question posée « de manière aisée et décomplexée ».

Vous pouvez poser vos questions avant le 25 mars par e-mail info@urofrance.org, sinon le jour même sur Facebook ou Twitter.

Pour en savoir plus :

Association française d’urologie, http://urofrance.org.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 23 Mars 2016 : 15h20
Mis à jour le Mercredi 23 Mars 2016 : 15h20
Source : Association française d’urologie, Spécial Semaine de la Continence 2016, du 21 au 27 mars, « Quand perdre du poids permet de réduire l’incontinence », 15 mars 2016.
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