Incontinence urinaire : les jeunes aussi !

Publié par Dr Renaud Guichard, chirurgien le Vendredi 12 Octobre 2001 : 02h00
Mis à jour le Mardi 12 Avril 2016 : 19h06
Près de la moitié des femmes victimes d'incontinence urinaire a moins de 35 ans. Si on n'en parle pas, c'est que les femmes qui en souffrent n'en parlent pas elles-mêmes. De fait, il n'est pas facile d'expliquer, même à son entourage, que l'on souffre de fuites urinaires au moindre rire ou éternuement. Que faire ?

Incontinence ou impériosité, le résultat est le même !

Il y a deux mécanismes qui conduisent à la perte d'urine, l'incontinence par insuffisance sphinctérienne et l'impériosité mictionnelle. Après un accouchement, plus rarement après une intervention chirurgicale dans la région uro-génitale, les femmes se retrouvent parfois avec une insuffisance du sphincter de l'urètre (sphincter de la vessie). Il s'agit d'une distension du sphincter lors du passage du bébé pendant l'accouchement. La moindre augmentation de pression abdominale peut alors provoquer une fuite urinaire, par exemple lors d'une toux, d'un rire, d'un éternuement, à la marche ou au port d'objets lourds. Autant dire que la vie en société en est sensiblement gâchée ! L'impériosité mictionnelle relève d'un autre mécanisme. Il s'agit d'une irritabilité et instabilité de la vessie qui donne des envies d'uriner fréquentes et surtout impérieuses. La cystite et l'infection urinaire en sont la cause principale (et beaucoup plus rarement des problèmes neurologiques). Il en résulte également une émission incontrôlée d'urines.

Pour faire le diagnostic, il faut d'abord en parler de ses fuites urinaires !

On a bien compris qu'il s'agissait d'un problème dont on ne parle pas facilement. Même les médecins ont du mal à le faire dire à leurs patientes. Pourtant, le simple interrogatoire permet déjà d'orienter le diagnostic de l'incontinence urinaire, en fonction des circonstances d'apparition, de déclenchement, de la notion d'accouchement un peu difficile. L'examen clinique permet de confirmer le diagnostic lorsqu'une émission involontaire d'urine est émise lors d'un effort de poussée demandé par le médecin. Enfin, un examen urodynamique permet de chiffrer la gravité de l'incontinence et de préciser le mécanisme en cause (insuffisance du sphincter ou instabilité de la vessie). Cet examen qui se fait en centre spécialisé est réalisé à l'aide de capteurs au niveau du sphincter et de la vessie.

Publié par Dr Renaud Guichard, chirurgien le Vendredi 12 Octobre 2001 : 02h00
Mis à jour le Mardi 12 Avril 2016 : 19h06
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