Moustique-tigre : ce qui pousse les Français à se protéger

Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé le Mercredi 11 Juillet 2018 : 13h25

La crainte de se faire piquer pousse de nombreux.ses Français.es à se protéger à l'aide de répulsifs et d'autres stratégies, d'après un récent sondage.

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Face aux maladies transmises par les moustiques-tigres, les Françaises et les Français se montrent plutôt prudent.e.s. D'après les derniers résultats du Baromètre Santé 2016, publiés dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH), 90 % des personnes vivant en zone à risque pensent que le chikungunya ou la dengue sont des pathologies graves.

Une perception quelque peu exagérée, dans la mesure où les infections se résolvent le plus souvent sans séquelle. Mais cela suffit pour motiver les personnes interrogées par Santé publique France à se protéger des piqûres.

D'après ce sondage, réalisé auprès de 3 700 personnes vivant en zone infestée, la crainte d'une maladie transmise par le moustique multiplie par deux les chances de recourir à un répulsif chimique ou à un moyen de protection physique (vêtements longs, par exemple).

Une gêne au quotidien

Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, la peur n'est pas le principal moteur, quand il s'agit de se protéger. La gêne domine nettement. Car l'insecte qui provoque les infections est aussi, et surtout, une réelle nuisance au quotidien.

Petit, noir et couvert de rayures blanches, le moustique-tigre (Aedes albopictus) a été signalé dans 42 départements de métropole. Et contrairement à ses cousins de type Culex, il pique en journée. 46 % des sondé.e.s expriment d'ailleurs une gêne à ce sujet.

Sans surprise, le désir de ne pas se faire piquer incite à recourir à diverses méthodes préventives. Les personnes qui se disent dérangées par ces insectes piqueurs sont quatre fois plus nombreuses à utiliser des répulsifs chimiques. Elles exploitent aussi trois fois plus des stratégies physiques.

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La lutte contre la reproduction pèche

Mais il reste encore une marge d'amélioration, constatent les auteurs et autrices de cet article. Au total, les sondé.e.s sont 51 % seulement à recourir à des répulsifs  - et ce sont majoritairement des femmes.

On note également que les stratégies visant à contrôler la population des moustiques ont du mal à progresser. Le meilleur moyen d'éviter les piqûres consiste à limiter la reproduction des insectes en évitant de multiplier les sources d'eau stagnante (arrosoirs, soucoupes, verres, etc).

Mais la population continue de penser que cela reste du ressort des pouvoirs publics, notent les scientifiques de Santé publique France. Un meilleur travail d'information est nécessaire pour impliquer davantage les citoyen.ne.s.

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