Moins de viande, plus de légumes et légumineuses

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Jeudi 26 Janvier 2017 : 15h56
Mis à jour le Jeudi 26 Janvier 2017 : 15h57

L’Agence nationale de sécurité alimentaire (Anses) vient de publier une actualisation des repères nutritionnels figurant dans le PNNS (Programme national nutrition santé). Il ressort notamment que nous consommons toujours trop de viande et de charcuterie et pas assez de fruits, légumes, légumineuses et céréales complètes.

Évolution du PNNS

« Ce travail a visé pour la première fois à élaborer des repères de consommation pour les principaux groupes d’aliments visant à satisfaire les besoins nutritionnels de la population adulte, tout en intégrant les enjeux associés à la présence de certains contaminants chimiques dans l’alimentation. », précise l’Agence. Cette démarche a conduit l’Anses à des évolutions fortes au regard des recommandations antérieures.

Les nouveaux repères nutritionnels

Il s’agit de repères de consommations alimentaires pour les hommes et femmes adultes hors populations particulières.

  • Renforcer la consommation régulière de légumineuses (notamment lentilles, fèves ou pois chiches).
  • Privilégier les produits céréaliers complets (pain, pâtes et riz complets).
  • Privilégier la consommation d’huiles végétales riches en acide alpha-linolénique (huiles de colza et de noix).
  • Réduire considérablement la consommation de charcuterie (jambon, saucisson, saucisse, pâté, etc.) : en deçà de 25 g par jour.
  • Maitriser la consommation de viande hors volaille (bœuf, porc, agneau, etc.) : pas plus de 500 g par semaine.
  • Pas plus d’un verre de boissons sucrées par jour.
  • Renforcer la consommation de fruits et surtout de légumes.
  • Consommer deux fois par semaine du poisson, dont des poissons gras (par exemple sardine, maquereau).

Par ailleurs, « l’Agence rappelle la nécessité de diminuer les teneurs de certains contaminants de l’alimentation (arsenic inorganique, acrylamide, plomb) et réitère sa recommandation aux consommateurs de diversifier leur régime alimentaire et les sources d’approvisionnement ».

Le besoin alimentaire en vitamine D fait encore l’objet de nombreux débats scientifiques.

Enfin limiter le sucre d'une part et le sel d'autre part restent des mesures essentielles.

À noter qu’il existe désormais neuf groupes d’aliments et non plus sept : les légumineuses ont été dissociées du groupe des féculents du fait de leur richesse en protéines et en fibres et constituent un nouveau groupe ; l’eau de boisson (eau du robinet, eaux de source et eaux minérales), seule boisson indispensable, est distinguée du groupe des boissons et constitue un groupe à elle seule ; les jus de fruits quittent le groupe des fruits et légumes pour rejoindre celui des boissons sucrées.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Jeudi 26 Janvier 2017 : 15h56
Mis à jour le Jeudi 26 Janvier 2017 : 15h57
Source : Avis de l’Anses, Rapport d’expertise collective, Actualisation des repères du PNNS : révision des repères de consommations alimentaires, décembre 2017, https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2012SA0103Ra-1.pdf
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