L’hypnose : une médecine complémentaire

Publié par Brigitte Bègue, journaliste santé le Mercredi 20 Janvier 2016 : 16h10
Mis à jour le Jeudi 21 Janvier 2016 : 10h35

Pratiquée depuis le 19ème siècle, l’hypnose fait de plus en plus d’adeptes comme en témoigne son entrée progressive dans les hôpitaux et sa reconnaissance dans la prise en charge de certains troubles. Le point sur une médecine complémentaire en plein boom.

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L’hypnose : Comment ça marche ?

Contrairement à ce que l’on pense souvent, le patient hypnotisé n’est pas endormi. L’hypnose se définit comme un état modifié de conscience : guidé par la voix du thérapeute, le patient s’éloigne doucement de la réalité extérieure pour se concentrer sur sa réalité intérieure mais il reste conscient. « Les techniques d’imagerie médicale montrent une modification de l’activité de certaines zones cérébrales et l’activation d’un nombre très impressionnant de processus attentionnels un peu comme dans la méditation », explique le Dr Jean-Marc Benhaiem, hypnothérapeute à l’Hôtel Dieu à Paris. Un réseau du cerveau, appelé « réseau par défaut », sollicité lorsqu’on se repose est également très actif.

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L’hypnose : Qu’est-ce que cela soigne ?

Les indications varient selon les différents types d’hypnose. Par exemple, l’hypnoanalgésie est couplée à des médicaments antalgiques pour soulager les douleurs chroniques ; l’hypnosédation est associée à des produits sédatifs ou anesthésiques lors d’interventions chirurgicales ; l’hypnothérapie a, quant à elle, un objectif psychothérapeutique. Cette dernière est utilisée dans la prise en charge du sevrage tabagique, les problèmes de sommeil et de poids, les troubles alimentaires, les phobies (transports, piqûres, insectes, etc.), l’anxiété, la dépression, les addictions, les toc, les blessures d’enfance... « On ne les efface pas mais on modifie le rapport à ce souvenir douloureux pour que le patient souffre moins », relate le Dr Dina Roberts, psychiatre à l’hôpital Esquirol à St Maurice. Chez les enfants, le recours à l’hypnose peut être indiqué en cas de pipi au lit (énurésie), voire d’hyperactivité.

Publié par Brigitte Bègue, journaliste santé le Mercredi 20 Janvier 2016 : 16h10
Mis à jour le Jeudi 21 Janvier 2016 : 10h35
Source : Entretiens avec le Dr Jean-Marc Benhaiem, hypnothérapeute à l’Hôtel Dieu à Paris, et le Dr Dina Roberts, psychiatre à l’hôpital Esquirol à St Maurice. 
Rapport « Comment évaluer l’efficacité de l’hypnose ? », Inserm, juin 2015.
« Le grand livre de l’hypnose et de l’autohypnose », Jean-Jacques Garet (Leduc éd°).
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