Gel hydroalcoolique : avec modération !

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 27 Juillet 2015 : 18h24
Mis à jour le Lundi 27 Juillet 2015 : 18h24

Les gels hydroalcooliques doivent eux aussi être utilisés avec modération. Largement employés pour se désinfecter les mains et empêcher la propagation des microbes, comme le virus de la grippe ou de la gastro-entérite par exemple, le gel hydroalcoolique peut se révéler toxique en augmentant l’exposition au bisphénol A.

Le gel hydroalcoolique favorise l’exposition au bisphénol A

Selon des chercheurs, les gels hydroalcooliques pourraient favoriser l’absorption par la peau du bisphénol A. Il s’agit d’un polluant environnemental qui perturbe notamment la fonction hormonale (perturbateur endocrinien) à l’origine de troubles de la fertilité, mais qui est aussi suspecté d'augmenter le risque de fausses-couches, de cancers, etc. Or malgré certaines restrictions récentes (limitant l’exposition des bébés et des jeunes enfants), cette substance reste omniprésente dans notre environnement puisqu’elle entre dans la composition de très nombreux objets en plastique malléable : bouteille d’eau, gobelets en plastiques, emballages plastiques, barquettes et autres ustensiles de cuisine. À noter que des perturbateurs endocriniens entrent également dans la composition de certains cosmétiques et dans… des gels hydroalcooliques (triclosan et triclobarban), suspectés d’entraîner des irritations, des allergies, des maux de tête, voire des états d’ébriété chez l’enfant.

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Que faire pour limiter les risques toxiques liés au gel hydroalcoolique ?

Poursuivre les actions visant à limiter la présence de perturbateurs endocriniens et l’usage par les industriels du bisphénol A dans les plastiques. Individuellement, réduire son exposition au bisphénol A en éliminant les ustensiles en plastique contenant du bisphénol A (en lisant la liste des composants ou en remplaçant les objets en plastique par des cuillères en bois, des plats en terre cuite, des carafes, etc.). Enfin, en réservant le gel hydroalcoolique aux seules situations qui l’imposent. À savoir, hors de chez soi, lorsqu’il n’est pas possible de se laver les mains à l’eau et au savon. En effet, pour se protéger des virus et des bactéries rien ne vaut l’eau et le savon. Donc jamais de gel hydroalcoolique à outrance, mais toujours avec parcimonie, uniquement lorsque la situation l’exige.

À savoir également : les tickets de caisse contiennent souvent aussi du bisphénol A. Les caissières sont donc invitées à porter des gants et les consommateurs à se laver les mains à l’eau et au savon de retour chez eux après avoir consulté puis jeté leur ticket.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 27 Juillet 2015 : 18h24
Mis à jour le Lundi 27 Juillet 2015 : 18h24
Source : Hormann A.N. et coll., Results in High Serum Bioactive and Urine Total Levels of Bisphenol A (BPA), PLOS One, DOI: 10.1371/journal.pone.0110509.
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