Douleurs abdominales de l'enfant

Les douleurs abdominales de l'enfant sont très nombreuses.

De plus, des douleurs situées au niveau du "ventre" ne correspondent pas forcément chez l'enfant à des pathologies abdominales, mais peuvent venir d'ailleurs.

En voici les principales :

  • Les maladies de l'estomac :
    hernie hiatale (hernie d'une partie de l'estomac) et sténose du pylore (rétrécissement de la partie inférieure de l'estomac) sont des pathologies du nourrisson ;
     
  • Lpathologies intestinales :
    Une douleur abdominale aiguë chez un enfant de moins de trois ans doit avant tout faire évoquer une invagination intestinale aiguë, qui entraîne une occlusion totale de l'intestin.
    Après cinq ans, il faut penser à une appendicite ou à une péritonite si l'appendicite est passée inaperçue.
    La hernie étranglée peut provoquer une occlusion de l'intestin si elle concerne un segment de l'intestin.
    Plus banale mais fréquente, la gastro-entérite ;
  • Les autres maladies :
    Une angine ou une infection pulmonaire peuvent entraîner des douleurs abdominales (liées à l'inflammation des ganglions situés dans l'abdomen).

D'autres douleurs abdominales peuvent être difficiles à diagnostiquer et nécessitent des examens complémentaires.
La rupture de rate est très rare chez l'enfant. Les maladies du rein sont le plus souvent liées à des malformations.
La torsion du testicule est une urgence chirurgicale car on ne dispose que de quelques heures pour agir.
La torsion d'un kyste ovarien est diagnostiquée par l'échographie pelvienne.

  • Il n'est pas facile d'évaluer la gravité de douleurs abdominales chez un enfant. Ce d'autant qu'il s'agit d'une plainte assez fréquente.
  • Chez le petit enfant qui ne parle pas, il est très difficile de savoir où il a mal et l'enfant plus grand n'exprime pas toujours clairement la localisation et les caractéristiques de la douleur.
  • En attendant le médecin, les parents doivent donc bien observer l'enfant pour tenter de déceler des signes de gravité : quelle est l'intensité des douleurs ? Est-il prostré, apathique ou joue t-il comme d'habitude ?
  • Avant 2 ans, la douleur abdominale est évoquée si l'enfant crie ou gémit pendant plus d'une heure ; son visage est pâle et crispé, ses jambes sont repliées.
     
  • L'enfant devient apathique ou somnolent.
     
  • Il existe une perte d'appétit marquée, des nausées et/ou des vomissements.
     
  • Son ventre est ballonné, les gaz sont nombreux, il est constipé ou présente au contraire une diarrhée.
     
  • L'enfant est fiévreux : une fièvre peu élevée et traînante peut être liée à une appendicite ; une fièvre importante peut à l'inverse n'être due qu'à une banale gastro-entérite.

L'interrogatoire va porter sur la localisation et la durée des signes cliniques, ainsi que sur leur mode de survenue.

Si l'enfant ne sait pas parler, c'est évidemment aux parents qu'il revient de renseigner le médecin, d'où l'importance d'observer attentivement votre enfant et de bien noter les événements. Même chez un enfant plus âgé, il peut être difficile de préciser la localisation exacte des douleurs et leur intensité. C'est pourquoi l'examen clinique va être minutieux, avant tout pour éliminer une urgence chirurgicale (appendicite, péritonite, invagination intestinale aiguë, torsion du testicule...).

Si le plus souvent, l'examen permet de faire le diagnostic, il peut être nécessaire dans certains cas de faire des examens complémentaires pour le confirmer. Si le médecin suspecte une urgence, l'hospitalisation est alors demandée et permet de réaliser rapidement des examens sanguins et urinaires, une radiographie de l'abdomen et une échographie abdominale ou pelvienne.

publié initialement le 11/06/2002 - 02h00 et mise à jour par Dr Philippe Presles le 06/09/2013 - 19h51

Le Généraliste, N° 2165, 8 janvier 2002. A. Bourrillon, Pédiatrie, Masson 2000.

Vous devez être connecté à votre compte E-Santé afin de laisser un commentaire
PUB
A lire aussi
La langue aussi a ses maladies… Publié le 07/10/2015 - 11h18

Notre langue aussi peut être l’objet de certaines affections particulières. Ulcérations, coloration particulière, excroissances, plaque blanchâtre... Que révèlent ces symptômes qui s’affichent sur notre langue ?

Rougeole, Oreillons, rubéole, encore un effort ! Mis à jour le 08/10/2002 - 02h00

Pour éradiquer ces maladies, la couverture vaccinale doit être de l'ordre de 95%. Or elle ne dépasse toujours pas les 84%. La France piétine avec cette couverture insuffisante qui augmente les risques de complications des sujets non-vaccinés et d'épi...

Plus d'articles