Choc anaphylactique : un 'super choc' allergique

Publié par Thomas Coucq, journaliste santé le Lundi 30 Juin 2014 : 09h36
Mis à jour le Lundi 07 Juillet 2014 : 09h27

Démangeaisons, nez qui coule, éternuements…, nombre d’entre nous connaissent les petits tracas des allergies.

Mais, dans certains cas, la réaction de l’organisme face à l’allergène peut être bien plus explosive et s’étendre à tout l’organisme.

Elle peut alors mettre en danger la vie de la personne en parfois une quinzaine de minutes à peine… C’est l’anaphylaxie aussi appelée réaction anaphylactique !

Anaphylaxie : une réaction allergique généralisée

Chaque année, 1,5 à 10 personnes sur 100.000 seraient victimes d’anaphylaxie.

On distingue quatre stades d’anaphylaxie, en fonction entre autres du degré de gravité de la réaction.

Les deux premiers stades associent différents symptômes :

  • Manifestations cutanées (urticaire) plus ou moins généralisées.
  • Atteinte des voies respiratoires (simple rhinite, toux, crise d’asthme modérée...).
  • Atteinte digestive (nausées, douleurs abdominales...).
  • Œdème de Quincke modéré (gonflement du visage et/ou des parois de la cavité buccales).
  • Etc.

À ce stade, la vie de la personne n’est pas en danger.

Le choc anaphylactique correspond au troisième stade et représente 30% des anaphylaxies.

La crise allergique met alors la vie de la personne en danger et s’accompagne :

  • de dysfonctionnements cardiaques,
  • d’une chute de la tension artérielle,
  • de troubles de la perfusion : le sang ne circule plus correctement dans le système cardiovasculaire et certains organes, comme le cerveau, ne sont plus irrigués normalement.

Le choc anaphylactique peut également s’accompagner d’une crise d’asthme asphyxiante ou d’un œdème de Quincke sévère qui, en faisant gonfler les parois du pharynx, empêche la personne de respirer, de déglutir, de parler…

Le quatrième stade de l’anaphylaxie est l’arrêt respiratoire et/ou circulatoire, c’est-à-dire la mort.

Les premiers signes d’anaphylaxie apparaissent en général très rapidement après le contact avec l’allergène, puis se développent plus ou moins rapidement : 10 à 20 minutes pour les médicaments ou les venins de guêpes, frelons, etc., 30 minutes à 1h30 en cas d’allergies alimentaires.

Réaction anaphylactique : des facteurs aggravants

La virulence de la crise anaphylactique dépend de différents facteurs, notamment du type et de la dose d’allergène concerné et de la sensibilité de la personne à celui-ci.

Certains facteurs peuvent aggraver la réaction anaphylactique et favoriser la progression vers un stade plus grave :

  • La réalisation d’un effort physique après le déclenchement de la crise.
  • Les maladies associées, comme un asthme mal contrôlé qui augmente le risque d’asphyxie.
  • La consommation concomitante d’alcool ou d’anti-inflammatoires pour les allergies médicamenteuses.
Publié par Thomas Coucq, journaliste santé le Lundi 30 Juin 2014 : 09h36
Mis à jour le Lundi 07 Juillet 2014 : 09h27
Source : Merci au Dr Françoise Pirson, allergologue au Centre de l’allergie des Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles.
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