Le cancer augmente le risque d’ostéoporose, y compris celui du col et de l'endomètre…

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Jeudi 08 Janvier 2015 : 14h12
Mis à jour le Jeudi 08 Janvier 2015 : 14h31

Les personnes atteintes d’un cancer présentent également un risque accru d’ostéoporose.

Une nouvelle étude confirme cette relation en ce qui concerne les cancers du col de l’utérus et de l’endomètre.

© Istock

Plus de risque d’ostéoporose après un cancer

Le risque d’ostéoporose augmente chez les patients atteints d’un cancer. Cette relation implique de nombreux facteurs. La maladie cancéreuse elle-même exerce une influence négative sur la densité osseuse, mais c’est également le cas des traitements entrepris, de la chirurgie (l’ablation de certains organes ou d’une partie peut affecter la santé osseuse) à la radiothérapie qui a des effets délétères sur de nombreux types cellulaires osseux y compris, en passant par la chimiothérapie affectant la production hormonale. Enfin, le cancer exerce aussi des effets indirects sur la bonne santé de nos os, par exemple via l’inactivité ou une alimentation déficitaire en calcium ou en vitamine D.

Tous ces effets sont bien connus en ce qui concerne les cancers hormono-dépendants les plus fréquents que sont les cancers de la prostate et du sein.

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Le risque d’ostéoporose augmente aussi après un cancer de l’endomètre ou du col

Une nouvelle étude coréenne s’est penchée sur l’impact des traitements anticancer sur la densité osseuse de quelque 200 femmes atteintes d’un cancer de l’endomètre ou du col de l’utérus. La densité osseuse de ces patientes a été mesurée au moment du diagnostic du cancer, un an après et après la fin du traitement.

En fin de traitement, les densités osseuses étaient abaissées, traduisant une augmentation de leur risque d’ostéoporose. Cette maladie se traduisant par une fragilité osseuse pouvant mener à des fractures et dont les conséquences peuvent être graves, voire mener à la dépendance, les femmes traitées pour un cancer doivent être informées et plus attentivement surveillées que les autres (ostéodensitométries régulières), de sorte qu’elles puissent bénéficier d’un traitement préventif (traitement médicamenteux, mesures d’hygiène de vie, aménagement de l’environnement…).

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Jeudi 08 Janvier 2015 : 14h12
Mis à jour le Jeudi 08 Janvier 2015 : 14h31
Source : Oh Y.L. et al., J Cancer 2015; 6: 82-89. doi:10.7150/jca.10679.
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