Burn out : les professions les plus touchées

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 20 Mai 2015 : 11h10
Mis à jour le Mercredi 20 Mai 2015 : 14h00

Selon cette étude du cabinet d’expertise Technologia, 3,2 millions de Français seraient en situation de travail excessif et compulsif. Autrement dit, 12,6% des travailleurs seraient touchés par le burn out, un syndrome d’épuisement au travail non reconnu comme maladie professionnelle.

Le surengagement : signe d’alerte du burn out

La définition du burn out rassemble les 3 symptômes suivants :

  • Un état d’épuisement émotionnel, mais aussi physique, et mental.
  • Une déshumanisation ou du cynisme.
  • Une dévalorisation massive de ses compétences.

Avant d’en arriver là, le surengagement est considéré comme un signal d’alarme : il est mis en place comme une stratégie de résolution des problèmes mais qui demande toujours plus de ressources et qui occulte les risques liés à ce comportement. Or ce surengagement peut durer des années, jusqu’à un réel épuisement physique et psychique.

Si rien n’est fait pour modifier cette situation, l’étape suivante est celle de l’acharnement frénétique, « la personne continue de s’imposer un rythme effréné », nie de plus en plus son surmenage et sa surcharge, l’anxiété va grandissante avec disparition de la satisfaction au travail, diminution de l’estime de soi, doute sur ses propres capacités. C’est la rupture avant l’effondrement final.

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Quelles sont les professions les plus à risque de burn out ?

Les agriculteurs exploitants (24%) : 60% travaillent de façon compulsive, en raison d’une « absence d'alternative », d’un sentiment d’ « isolement » ou d’une « volonté de rester dans la course coûte que coûte ».

Les artisans, les commerçants, les chefs d'entreprise (20%) : un sur cinq se sent concerné.

Les cadres, dont les enseignants et les métiers des nouvelles technologies (19%) : leur travail fait partie de leur mode de vie, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de séparation entre vie privée et vie professionnelle. La déportation du travail liée à un mauvais usage des télécommunications empiète de plus en plus sur le temps normalement consacré aux autres activités.

Selon cette étude, les moins affectés sont les ouvriers et les employés (7% et 10%).

Le burn out n’étant pas considéré comme maladie professionnelle, seuls quelques dizaines de cas sont reconnus chaque année dans notre pays…

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 20 Mai 2015 : 11h10
Mis à jour le Mercredi 20 Mai 2015 : 14h00
Source : Technologia, Le syndrome d’épuisement, une maladie professionnelle, mai 2015.
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