A Marseille, une petite fille privée de cantine après avoir refusé de manger des carottes

Publié par Anne Valois, journaliste santé le Vendredi 25 Mai 2018 : 09h30

Zoé, 6 ans, y réfléchira à deux fois avant de mentir à nouveau. Elle a été exclue de la cantine scolaire parce qu'elle a prétendu une allergie aux carottes afin d'éviter de les manger.

© Istock
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Voilà une mésaventure qui servira de leçon à tou.te.s les enfants qui ont un jour prétexté une allergie pour échapper à un repas… A seulement 6 ans, la petite Zoé a été privée de cantine à cause d'un mensonge, révèle La Provence.

L'affaire se déroule à Marseille (Bouches-du-Rhône), au sein de l'école maternelle Longchamp. Face à son plat de carottes, Zoé s'entête et refuse d'en avaler une seule rondelle. Et finit par s'expliquer : elle serait allergique.

Un précédent dramatique

Un mensonge plausible, puisque l'allergie aux carottes existe – du moins indirectement. Elle se manifeste par des démangeaisons et des brûlures au niveau de la bouche, des lèvres et de la gorge et touche surtout les personnes souffrant d'allergie aux pollens.

Mais le timing est mauvais, à en croire nos confrères de La Provence. "La réponse tombe en pleine psychose dans les écoles à la suite du décès le 29 mars dernier dans le Rhône d'un enfant allergique au lait", écrivent-ils.

De fait, les réglementations concernant l'accueil des enfants allergiques sont très strictes. Et à cause de son mensonge, Zoé ne se contente pas d'un sermon. Deux jours plus tard, sa mère est informée que sa fille ne peut plus manger à la cantine, à moins d'apporter son propre panier-repas.

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Deux options possibles

Des échanges surréalistes s'amorcent alors entre la maman de Zoé, l'école et la mairie. La première tente d'expliquer que sa fille ne souffre d'aucune allergie. Mais, comme le dit l'adage, chat échaudé craint l'eau froide. L'établissement lui offre deux options : présenter un certificat médical attestant l'absence d'allergie, ou mettre en place un projet d'accueil individualisé (PAI).

Ce protocole permet d'organiser la prise en charge des enfants présentant une maladie chronique, une allergie ou une intolérance alimentaire en structure scolaire ou périscolaire. Il prend notamment en compte les modifications à appliquer au régime alimentaire ou encore les conditions de prise d'un repas.

Obligatoire en cas d'allergie, il peut provoquer une situation similaire à celle de Zoé : les enfants allergiques peuvent avoir à apporter leur propre repas. Après avoir bataillé, la jeune maman a fini par céder… et a délivré le fameux certificat pour que sa fille retourne à la cantine.

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