Vaccination contre l'hépatite B : un rapport rassurant

Un nouveau rapport de l'Agence de sécurité sanitaire permet " d'exclure l'existence d'un risque élevé " de maladies neurologiques ou auto-immunes graves dues à la vaccination contre l'hépatite B.
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En février 2000, l'Agence française de sécurité sanitaire a publié un nouveau rapport mettant à jour les données de pharmacovigilance concernant la vaccination contre l'hépatite B. Globalement, ce rapport confirme les données précédentes: aucun lien significatif n'a été mis en évidence entre la vaccination contre l'hépatite B et une quelconque maladie neurologique ou auto-immune grave.

Une recueil accru de données

La vaccination contre l'hépatite B avait en particulier été soupçonnée de provoquer des cas de sclérose en plaques et de syndrome de Guillain-Barré, mais aussi des maladies auto-immunes non neurologiques, comme le lupus érythémateux disséminé, la polyarthrite rhumatoïde et la thyroïdite. Depuis le rapport précédent, datant de septembre 1998, un certain nombre de nouveaux cas ont été signalés. Mais la presque totalité d'entre eux dataient d'avant 1999: il s'agit donc, pour les auteurs, de signalements tardifs liés à la médiatisation du sujet.

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Globalement, entre la commercialisation des vaccins concernés (en 1984) et le 31 décembre 1999, on estime entre 21 et 28 millions le nombre de personnes vaccinées contre l'hépatite B: plus du tiers de la population française. Parmi eux: près de 9 millions d'enfants, dont 1,8 de moins de 2 ans.636 cas de sclérose en plaques ont été signalées dans les suites d'une vaccination, et 87 cas de syndrome de Guillain-Barré. Dont seulement 16 cas chez des enfants de 15 ans ou moins, et aucun cas avant l'âge de 2 ans.

Pas d'augmentation significative du risque de sclérose en plaques

Les auteurs se sont appliqués à calculer le nombre de cas attendus dans la population, et à rechercher par différents moyens quel pouvait être le nombre pouvant être survenus sans avoir été signalés aux services de sécurité sanitaire. Globalement, sur les cas vaccinés de 1994 à 1996, le calcul montre qu'on pouvait s'attendre à 103 cas de sclérose en plaques. 111 cas ont en fait été observés. La différence n'est pas significative - autrement dit, la différence est peut-être due au hasard ou à l'incertitude des estimations

Pour les auteurs du rapport, après comparaison de ces résultats avec ceux de toutes les autres études disponibles dans le monde, il est impossible de conclure à l'existence d'un risque. Il est tout aussi impossible de conclure à l'absence totale de risque, mais les données sont suffisantes pour dire que si un risque existait, il serait nécessairement très faible.

Publié le 05 Avril 2000