Tuberculose : 70 personnes dépistées dans un lycée de Brive

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A Brive, 70 personnes ont été contactées pour un dépistage de la tuberculose. Ils ont eu des contacts répétés avec une adolescente qui a contracté la maladie.

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Branle-bas de combat à Brive-la-Gaillarde (Corrèze). Un cas de tuberculose a été détecté au lycée d'Arsonval. C'est une jeune fille a contracté la maladie. Une campagne de dépistage ciblé a été lancée dans la foulée. Les autorités sanitaires ont contacté 70 personnes.

Camarades, membres de la famille, professeurs… Les individus ciblés par ces mesures sont nombreux. Tous ont fréquenté l'adolescente pendant au moins huit heures au cours des dernières semaines.

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Le dépistage est nécessaire car la tuberculose se transmet principalement par les sécrétions respiratoires – les gouttelettes de salive projetées lors d'une quinte de toux ou d'un éternuement, par exemple. Mais les symptômes ne se manifestent pas forcément dans l'immédiat.

Un faible risque de propagation

Deux examens sont généralement réalisés pour détecter une éventuelle tuberculose : une radio des poumons, qui permettra de rechercher les tâches provoquées par la bactérie, et un test cutané. Complémentaires, ils limitent les risques de passer à côté d'une infection. A Brive, le test cutané a été remplacé par une prise de sang.

"Après trois jours de dépistage, la moitié du public ciblé a déjà été pris en charge", soulignent nos confrères de France Bleu Limousin. Le risque d'une propagation est faible. "Dans 95 % des cas, l'infection est contenue", expliquait à E-Santé le Dr Laleh Majlessi, chercheuse à l'Institut Pasteur.

Malgré l'émergence de quelques cas dans des lycées, depuis quelques mois, la tuberculose reste une infection rare en France. Chaque année, quelques 5 000 cas se déclarent, la majorité se situant en Guyane, en Île-de-France et à Mayotte.

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