Trucs et astuces pour réagir face à un proche atteint par la maladie d'Alzheimer
Sommaire

Quelles attitudes adopter ?

Lors d'idées délirantes : feindre de croire peut calmer la situation, sans qu'il soit nécessaire de rentrer dans le jeu : “ Je comprends que ça vous inquiète ” (pour Mr T., aider à chercher les dossiers et en proposer d'autres à ranger).

Lors d'hallucination : rassurer, exprimer que l'inquiétude ou l'énervement engendré par la situation est compréhensible. Le faire sans dire pourtant que vous croyez ce que la personne voit ou entend.

En cas d'accusation, ne pas chercher à prouver qu'elle n'est pas fondée, mais proposer d'arranger la situation (remplacer les sous-vêtements manquants par d'autres qu'on avait gardé en réserve, repérer ou la personne range ses affaires - sous le matelas ou derrière les draps.). Changer de sujet de conversation, ou de lieu, pour raccrocher un peu à la réalité.

De façon plus générale

- Maintenir une activité physique : l'inactivité est source de délire. Proposer des activités permet de dévier des idées aberrantes. On peut suggérer des activités adaptées (refaire des gestes anciens : plier des chiffons, nettoyer des légumes, etc.) ou mieux, des promenades.

- Choisir les bons moments pour les faire, c'est-à-dire éviter les fins d'après-midi, ce moment provoquant souvent de grandes angoisses (sundowning syndrom).

- Positiver les activités réussies, minimiser les échecs.

- Rester calme, même en cas de questions répétitives.

- Ne pas élever la voix : tous les déments ne sont pas sourds !

- Éviter les consignes longues : un ordre simple est plus facile à comprendre.

- Ignorer les accusations, les convictions fausses en se rappelant toujours qu'elles sont dues à la maladie.

- Se mettre bien en face du malade quand on s'adresse à lui pour limiter l'effet de surprise.

- Ne pas contre-dire, même si le propos est délirant.

- Limiter les sources de perturbation : trop de lumière, trop de bruit, trop de contrainte, ainsi que les sujets sources de conflits.

Finalement, c'est à l'entourage de s'adapter

Certaines attitudes d'une personne démente traduisent un mode de défense à une situation qui lui échappe totalement. Pour se raccrocher à une réalité qu'elle n'intègre plus, elle reconstituera sa propre logique. Mais finalement, pour elle, tous ces phénomènes inexplicables deviennent inquiétants. On ne peut établir de règles sans les adapter à chacun et c'est pourquoi, dans tous les cas, le maître mot est la tolérance. Accepter le patient dément en tant que personne et trouver un sens à son comportement permet d'être moins touché par la perte de sa personnalité antérieure.

Enfin, les accompagnants d'une personne démente ont besoin eux aussi d'être aider, et c'est aujourd'hui bien reconnu : http://www.francealzheimer.org/etre-aid%C3%A9/actions-d%C3%A9stin%C3%A9es-aux-aidants.

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