Un bon coeur à 40 ans, moins d'Alzheimer à 70 ans !

Ceux qui présentent le moins de facteurs de risque cardiovasculaire entre 40 et 44 ans, seront les moins exposés à la maladie d'Alzheimer. Ceci vient d'être démontré pour le cholestérol, le diabète, l'hypertension et le tabac.
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Tout ce qui est bon pour le coeur est bon pour le cerveau, cela commence à être connu. Néanmoins reste la question de savoir à quel âge il faut commencer à se préoccuper des facteurs de risque cardiovasculaire ? A partir de 40 ans si vous voulez réduire votre risque de maladie d'Alzheimer après 70 ans.

Pour le savoir, 8.845 participants ont été suivis entre 1964 et 1973 dans un premier temps (ils avaient entre 40 et 44 ans), puis entre 1994 et 2003 dans un deuxième temps (ils avaient donc entre 70 et 74 ans). 721 d'entre eux ont déclaré une maladie d'Alzheimer, soit 8,2%. Quand ils avaient 40-44 ans, on avait noté leurs facteurs de risques principaux : cholestérol total, diabète, hypertension et tabac.

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Trente ans plus tard...

Trente années plus tard Ceux qui présentaient un risque à 40-44 ans voyaient leur taux de maladie d'Alzheimer multiplié par 1,27 (ce qui est déjà beaucoup !), alors que ceux qui présentaient les quatre autres risques, voyaient ce taux multiplié par 2,37 !Concrètement, les scores d'augmentation du risque de maladie d'Alzheimer sont les suivants :

  • x 1,46 pour les personnes présentant un diabète,
  • x 1,42 pour les personnes présentant un taux de cholestérol supérieur à la norme,
  • x 1,26 pour les fumeurs,
  • x 1,24 pour les personnnes sujettes à hypertension.

Ces chiffres doivent motiver ceux qui ont un ou plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire : cela vaut le coup de se traiter, pour éviter l'infarctus et l'attaque cérébrale, mais aussi pour éviter la maladie d'Alzheimer.

Ces chiffres militent aussi pour une prise de tension artérielle à chaque consultation médicale et pour pratiquer un bilan sanguin à 40 ans : hormis le tabac, ces risques sont tous silencieux, c'est-à-dire qu'ils ne sont associés à aucun symptôme pendant de longues périodes. Autrement dit, sans prise de sang, on ne peut rien savoir.

 
Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 07 Février 2005 : 01h00
Source : Whitmer RA et coll., Midlife cardiovascular risk factors and risk of dementia in late life. Neurology. 2005 Jan 25 ;64(2) :277-81.