Syphilis : une infection en forte recrudescence

© Istock

Le nombre de cas de syphilis ne cesse d’augmenter depuis une dizaine d’années.

Quels sont les symptômes de cette infection sexuellement transmissible (IST) ?

Comment repérer une syphilis ?

Et surtout comment l’éviter ?

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Syphilis, une IST sur le retour

Alors qu’elle avait quasiment disparu en France, la syphilis est réapparue en 2000.

Selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), entre 2000 et 2006*, le nombre de cas de syphilis signalés en France est passé de 37 à 455. Le nombre de cas a augmenté jusqu’en 2007, puis a diminué au cours des deux années suivantes**.

C'est préoccupant, parce que la syphilis peut être mortelle même si c'est aujourd'hui rarissime grâce à des traitements efficaces.

Pourquoi ce retour de la syphilis ?

Sans doute à cause d’un relâchement de la vigilance concernant la prévention des maladies sexuellement transmissibles. Depuis l’apparition des premiers traitements destinés à traiter le VIH, les IST font moins peur et l’utilisation du préservatif est malheureusement devenue moins systématique.

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Comment se manifeste la syphilis ?

La syphilis se manifeste 1 à 4 semaines après l’inoculation par l’apparition d’un chancre, un petit ulcère qui se développe à l’endroit où la bactérie est entrée dans l’organisme : sur les parties génitales, dans la bouche…

Ce chancre est indolore, se résorbe en quelques semaines et peut donc facilement passer inaperçu.

La maladie évolue ensuite en plusieurs phases :

  • La syphilis secondairesurvient 7 à 10 semaines après la contamination et se matérialise par de la fièvre, des maux de tête ou des éruptions cutanées, notamment sur les paumes des mains et sur la plante des pieds.

  • En l’absence de traitement, ces symptômes disparaissent spontanément après quelques semaines.

    La syphilis entre alors dans une phase latente au cours de laquelle aucun symptôme n’est visible.

  • La syphilis tertiaire survient un an à plusieurs dizaines d’années après la contamination.

    Elle peut se manifester par des atteintes graves de divers organes : os, foie, peau, système cardiovasculaire…

    Des atteintes neurologiques peuvent également survenir et provoquer engourdissements, paralysies, cécité ou même démence.

Publié par Thomas Coucq, journaliste santé le Lundi 21 Avril 2014 : 02h00
Source : Merci au Dr Eric Firre, spécialiste en médecine interne, néphrologie et infectiologie au CHR Citadelle à Liège.
* Rapport de l’Institut scientifique de Santé publique (ISP) : Surveillance des infections sexuellement transmissibles dans la population générale en Belgique et dans les régions – Données de 2012.