Les substituts nicotiniques, une aide pour traquer la dépendance

Pour un sevrage tabagique durable il est capital d'être fermement décidé à arrêter et de prendre le temps de s'y préparer sérieusement. Une fois décidé, vous vous retrouvez face à votre ennemi : la dépendance et pour la vaincre, il vous faudra peut-être vous faire aider. Les substituts de nicotine font parties de ces aides.
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Qu'est ce que la dépendance ?

La consommation de tabac entraîne deux types de dépendance, psychologique et physique. La dépendance psychologique et comportementale se traduit par des envies de fumer en raison de stimulations extérieures: les habitudes (après le repas, avec un café …), les émotions (affirmation, stress, contrariété …), l'environnement (convivialité, entre fumeurs …), l'ennui, etc. La dépendance physique correspond à une envie impérieuse de fumer car le corps réclame sa dose de nicotine: c'est une drogue. Votre degré de dépendance physique se détermine facilement à l'aide du test de Fagerström.

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Quel est le rôle des substituts nicotiniques ?

En fonction de votre niveau de dépendance (moyenne ou forte), les substituts de nicotine peuvent vous aider à surmonter la dépendance physique qui se traduit notamment par une irritabilité, des difficultés de concentration, une humeur dépressive, des troubles de l'appétit et du sommeil. Les substituts fournissent à l'organisme l'équivalent de la nicotine contenue dans les cigarettes, comblant ainsi le besoin de fumer. Avec un dosage bien adapté aux habitudes tabagiques, l'ex-fumeur ne souffre plus des effets désagréables de l'arrêt du tabac, puis la dépendance disparaît progressivement.Actuellement il en existe deux types:· les substituts « à la demande », à prendre quand le besoin se fait ressentir. Ce sont des formes orales: gommes à mâcher et comprimés sublinguaux (placés sous la langue ils se dissolvent lentement);· les substituts « en continu », qui libèrent de la nicotine en continu. Ce sont des timbres (ou patchs) que l'on applique tous les jours sur la peau.

Publié le 29 Janvier 2001
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr