Le sport chez l'enfant : oui, mais pas trop !

Le sport est devenu un véritable phénomène de société chez l'enfant. Ils sont de plus en plus nombreux à le pratiquer et de plus en plus tôt. Si l'activité sportive est nécessaire et bénéfique à l'enfant, tant sur le plan physique que sur le plan psychologique, il est indispensable qu'elle soit contrôlée et bien encadrée. En effet, un surentraînement peut, à terme, être préjudiciable pour l'organisme, avec notamment des perturbations de la croissance.
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Le sport est bénéfique à l'enfant

Tout le monde (médecins, éducateurs sportifs, psychologues...) semble d'accord sur le fait que l'activité physique et sportive constitue indéniablement un facteur de développement pour l'enfant.

Les bénéfices sont multiples, physiques d'abord, mais également psychologiques et intellectuels. Le sport joue également un rôle très important dans la socialisation de l'enfant.

Les enfants ont avant tout besoin d'extérioriser leur énergie, et cela dans un cadre ludique. Se sentir bien dans son corps et rechercher du plaisir, voilà ce qui est important pour l'enfant.

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L'activité physique/sportive est bénéfique pour l'enfant sur le plan physiqueL'activité physique et sportive assure un développement harmonieux des muscles, permet une bonne statique vertébrale ou de l'améliorer si besoin est.Elle contribue également à lutter contre la sédentarité qui, dans nos sociétés modernes, touche de plus en plus les enfants, que ce soit devant la télévision, l'ordinateur ou la console de jeux.Enfin, la pratique d'un sport permet à l'enfant d'acquérir très tôt une certaine hygiène de vie.Bénéfique sur le plan psychologiqueChez le jeune enfant, l'activité physique et sportive concourt à l'acquisition de l'autonomie et à l'affirmation du schéma corporel.Elle améliore la coordination temporo-spatiale. Le sport contribue également à l'épanouissement de l'enfant, lui permet d'évacuer les tensions quotidiennes et de mieux se concentrer à l'école.Chez un enfant timide, l'activité physique peut l'aider à davantage s'extérioriser et, à l'inverse, chez un enfant énervé ou stressé de se calmer et de se détendre. De même, un enfant agressif qui pratique un sport va apprendre à mieux se maîtriser.L'activité physique/sportive a aussi un rôle de socialisationQuel que soit l'âge de l'enfant, le sport encourage l'esprit d'équipe, lui apprend à respecter des règles et aussi ses adversaires.Le grand enfant ou l'adolescent pourra développer son sentiment d'appartenance à un groupe et cela peut l'aider dans la quête de son identité.Les contre-indications à la pratique du sport sont très rares chez l'enfantChez tout enfant qui pratique une activité sportive régulière, une visite médicale annuelle s'impose afin de rechercher des anomalies physiques pouvant être gênantes ou nécessiter une adaptation de l'activité physique.Le médecin pratique un examen clinique complet, comprenant notamment la recherche d'un souffle à l'auscultation du cœur, d'une mauvaise posture de la colonne vertébrale, d'une anomalie des cartilages de croissance à l'examen des membres ou encore d'un problème pulmonaire.En cas de maladie chronique, l'activité physique est recommandée

Il est important de rappeler que les enfants atteints d'une maladie chronique peuvent faire du sport car celui-ci contribue alors à améliorer leur condition physique. De plus, et c'est sans doute le plus important, le sport tend à effacer les différences liées à la maladie et à valoriser l'enfant.

Bien évidemment, l'activité sportive doit être adaptée à la maladie.

Ainsi, un enfant asthmatique peut pratiquer tous les sports, s'il veille à bien s'échauffer et à avoir toujours sur lui les médicaments adéquats. Ceux-ci peuvent d'ailleurs être pris à titre préventif, quelques minutes avant l'effort.

Chez l'enfant diabétique, le sport fait partie du traitement, tout comme l'insuline ou le régime diététique. Il faut cependant faire attention au risque d'hypoglycémie, d'où l'importance d'une éducation attentive des jeunes diabétiques.

Publié le 17 Septembre 2001 | Mis à jour le 10 Septembre 2015
Auteur(s) : Dr Sylvie Coulomb
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