Salpingite : traitement à domicile

Le traitement des salpingites nécessite habituellement une hospitalisation. Or une étude vient de démontrer que cette maladie infectieuse peut aussi bien se soigner à domicile, avec la même efficacité et sans atteinte de la fertilité ultérieure.
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La salpingite correspond à une inflammation des trompes. Les germes impliqués dans cette pathologie infectieuse sont ceux des maladies sexuellement transmissibles (MST). La salpingite aiguë est considérée comme une urgence thérapeutique car sans traitement l'inflammation peut s'étendre aux organes voisins (vagin, utérus, ovaires) et provoquer une infertilité. Une antibiothérapie durant 10 jours à trois semaines permet de venir à bout de cette maladie. Cependant, en raison des risques de récidives, une bonne surveillance gynécologique ultérieure est impérative.

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Habituellement, la prise en charge des salpingites a lieu en hospitalisation. Jusqu'à présent, le traitement à l'extérieur n'avait jamais été évalué. Une équipe de chercheurs a recruté 830 patientes souffrant d'une salpingite légère à modérée. Réparties en 2 groupes, les unes étaient hospitalisées et recevaient un traitement par voie intraveineuse, les autres recevaient en ambulatoire une injection intramusculaire. Toutes prenaient les mêmes spécialités pharmacologiques (cétoxitine et doxycycline), seule changeait la voie d'administration et donc la nécessité ou non d'une hospitalisation.

Environ 35 mois plus tard, les taux de grossesses, de récidives infectieuses et de douleurs pelviennes ont été analysés. Les auteurs n'observent aucune différence en fonction du groupe d'appartenance. Il n'existe donc pas de pronostic différentiel que les salpingites légères à modérées soient traitées en hospitalisation ou à domicile.Ce résultat est intéressant car le développement de la prise en charge au domicile représente une forme de progrès pour les patientes et la collectivité d'un point de vue économique.

 
Publié par Dr Philippe Presles le Vendredi 26 Juillet 2002 : 02h00
Source : Soper, Am.J. Obstet Gynecol., 186 : 929-37, 2002.