Saignement de nez chez le sujet âgé : un facteur de risque d'hémorragie cérébrale

L'hémorragie cérébrale survient le plus souvent après 50 ans. Elle est causée dans la grande majorité des cas par des lésions artérielles dues à l'hypertension. Une étude récente rapporte que l'épistaxis ou saignement de nez, pourrait en être un signe précurseur.
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Les signes de l'hémorragie cérébrale

Habituellement, une hémorragie cérébrale survient brutalement lors d'un effort ou au repos, même la nuit. Elle se manifeste par un mal de tête intense, s'accompagnant d'emblée ou de façon progressive d'une hémiplégie (paralysie du côté du corps opposé au saignement), voire d'une aphasie (troubles du langage, perte de la parole). Parfois le tableau est moins marqué, laissant apparaître des troubles oculaires complexes ou des crises d'épilepsie, associés parfois à d'autres symptômes, comme des troubles de la conscience, un état confusionnel ou une raideur de la nuque. Le scanner cérébral réalisé en urgence, permet de confirmer le diagnostic, et de préciser l'importance et le siège de l'hémorragie.

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L'épistaxie, identifiée comme un des facteurs de risque

Selon une étude réalisée à partir de 98 sujets âgés de 36 à 90 ans touchés par une hémorragie cérébrale, les antécédents retrouvés sont : l'hypertension artérielle, l'épistaxis (quelles soient isolées ou secondaires à des prises d'aspirine), mais aussi l'épilepsie, l'accident cérébral (ischémique) et l'effort physique récent (rupture d'anévrysme).

Il est donc primordial de respecter au long cours son traitement anti-hypertenseur, dont l'efficacité mérite d'être réévaluée régulièrement. Le saignement de nez chez le sujet âgé est en regard des résultats de cette étude, un symptôme qui doit être considéré comme lié au risque hémorragique. En parler à son médecin, donne l'occasion de refaire le point avec lui sur les autres facteurs de risques, sur les traitements en cours et sur la surveillance à instaurer.

 
Publié par Dr Stéphanie Lehmann, gérontologue le Lundi 26 Février 2001 : 01h00
Mis à jour le Mardi 31 Mai 2016 : 18h45
Source : Saloheimo, Stroke.2001 ; 32 :399.