Rougeole : plusieurs cas se déclarent dans une prison près de Poitiers

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Deux détenus et une surveillante pénitentiaire ont contracté la rougeole dans une prison située à Vivonne, près de Poitiers. Une campagne de vaccination a été lancée dans ses murs.

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Décidément, l'épidémie de rougeole n'épargne personne… Plusieurs cas ont été signalés au centre pénitentiaire Poitiers-Vivonne (Vienne), il y a une dizaine de jours. Selon La Nouvelle République, ce sont deux détenus et une surveillante qui ont développé des symptômes évocateurs.

Ces cas, confirmés par l'Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine, pourraient faire boule de neige. Il suffit d'une personne souffrant de la rougeole pour en contaminer vingt autres. Dans un milieu confiné comme une prison, la propagation est donc très probable.

Pour éviter toute dissémination du virus de la rougeole, une campagne de vaccination a donc été organisée dans les murs du centre pénitentiaire. Il se réalise sur la base du volontariat. Le personnel a, de son côté, été invité à vérifier sa vaccination.

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Toujours plus de contaminations

La situation est prise au sérieux, à raison. L'épidémie de rougeole, démarrée en novembre dernier, continue de se propager dans le pays. Au dernier bilan, Santé publique France dénombre près de 1 800 cas. La quasi-totalité se sont produits depuis le début de l'année.

Et la région où se situe le centre pénitentiaire Poitiers-Vivonne est de loin la plus touchée : plus d'une infection sur deux a lieu en Nouvelle-Aquitaine. C'est, à l'heure actuelle, la seule région officiellement au stade épidémique.

Mais les autres départements ne sont pas indemnes : 76 d'entre eux ont déclaré au moins un cas. Soit quatre de plus que la semaine précédente. Les autres ne sont pas "à l'abri d'une extension de la circulation virale dans un avenir proche", avertit Santé publique France dans son bulletin épidémiologique.

Pour stopper la propagation de la rougeole, il faudrait que 95 % de la population soit vaccinée. "Aucun département n'atteint actuellement le taux requis, souligne l'agence nationale de santé publique. Seuls 28 départements dépassent les 80 % de couverture vaccinale à deux doses."

Si les jeunes enfants sont les plus touchés pour le moment, les adultes non vaccinés ou n'ayant reçu qu'une dose sont aussi à risque. Rappelons que les complications sont plus fréquentes chez les jeunes adultes.

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