Peut-on encore améliorer le dépistage du cancer du sein ?

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Alors que le dépistage organisé du cancer du sein stagne en France depuis plusieurs années et que les autorités tentent à travers diverses campagnes d’augmenter la participation des femmes, des chercheurs étudient de nouvelles stratégies pour sauver toujours plus de vies. Et de toute évidence, c’est possible : en matière de dépistage du cancer du sein, on peut encore faire mieux !

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Le dépistage actuel du cancer du sein en France

En France, le dépistage organisé du cancer du sein a été mis en place en 2004. Toutes les femmes de 50 à 74 ans reçoivent un courrier les invitant à réaliser une mammographie à double lecture, tous les deux ans. Or seulement 52% des femmes concernées répondent à cet appel.

Pourtant, participer au dépistage organisé augmente les chances de découvrir précocement une tumeur et ainsi d’en guérir. Il faut savoir qu’aujourd’hui, à un stade précoce, la survie relative à 5 ans est supérieure à 90% ! Malgré tout, avec en France, 49.000 nouveaux cas diagnostiqués en 2012 et 12.000 décès, toute nouvelle amélioration dans le dépistage du cancer du sein devrait encore se traduire par des milliers de vies sauvées.

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Une nouvelle stratégie de dépistage du cancer du sein encore plus efficace

Des chercheurs se sont donc demandé si le protocole de dépistage du cancer du sein pouvait encore être optimisé, afin de réduire la mortalité attribuée à ce cancer.

Cette étude a été réalisée aux Etats-Unis, où le dépistage est identique à celui de notre pays.

Les retombées d’un dépistage plus fréquent et débuté plus tôt ont été évaluées. L’hypothèse suivante a été testée : que se passerait-il si toutes les femmes passaient une mammographie annuelle à partir de l’âge de 40 ans et jusqu’à 84 ans ?

La réponse est très encourageante : lamortalité par cancer du sein diminuerait de 40%. Par rapport à la situation actuelle (une mammographie tous les deux ans de 50 à 74 ans), ce nouveau protocole de dépistage du cancer du sein se traduirait par 71% de vies supplémentaires sauvées.

À supposer que si seulement 52% des femmes se pliaient à ce type de dépistage plus précoce et plus fréquent, le nombre de vies épargnées resterait considérable.

Rapporté à la France, ce dépistage optimisé se traduirait par 25.000 femmes en vie en plus !

Publié par Rédaction E-sante.fr le Jeudi 06 Octobre 2011 : 16h46
Mis à jour le Mercredi 02 Septembre 2015 : 17h21
Source : Hendrick E. et coll., American Journal of Roentgenology, 2011; 196 (2).