Œsophagite : symptômes et diagnostic

Publié le 05 Novembre 2018 par La Rédaction E-Santé
L’œsophagite est une inflammation de la muqueuse de l’œsophage qui peut avoir plusieurs causes. Mais quels sont ses symptômes, et des troubles de la digestion ou une dysphagie signent-ils nécessairement la présence d’une œsophagite ? Par ailleurs, comment diagnostique-t-on une œsophagite ? Une fibroscopie gastrique est-elle indispensable ?
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Causes de l’œsophagite

L’œsophagite est une inflammation de la muqueuse œsophagienne qui est souvent associée à des aigreurs d’estomac. En effet, en cas d’acidité gastrique excessive, il n’est pas rare que les sucs gastriques sécrétés par la muqueuse de l‘estomac remontent dans l’œsophage (on parle de reflux gastro-œsophagien ou RGO). La muqueuse œsophagienne n’étant pas capable de supporter l’acide chlorhydrique (contrairement à celle de l’estomac qui est conçue pour), cela peut, à terme, générer une œsophagite. A noter qu’il existe également des œsophagites infectieuses dues au Candida albicans ainsi que des œsophagites médicamenteuses.

Symptômes d’une œsophagite

Le principal symptôme d’une œsophagite est le RGO. Il se traduit par des brûlures œsophagiennes localisées derrière le sternum et parfois des régurgitations (retour du contenu de l’estomac dans la bouche). Les symptômes comprennent également des troubles de la digestion liés à une gêne abdominale, une dysphagie (c’est-à-dire des difficultés à avaler), des nausées, des vomissements et des éructations (rots) anormalement fréquentes. Ces symptômes, et notamment la dysphagie, sont toutefois plus tardifs que le RGO ; ils sont synonymes de complication et imposent donc une prise en charge urgente. De façon plus inattendue, on peut retrouver une toux d’irritation. Cela s’explique par le fait que des gouttelettes d’acide gastrique peuvent passer dans le pharynx et irriter les voies respiratoires. En cas d’œsophagite chronique, on observe aussi une perte de poids, une diminution de l’appétit et même une anémie (s’il y a une ulcération de la muqueuse œsophagienne, l’hémorragie qui en découle peut expliquer une carence en fer). Chacun de ces symptômes, s’il est isolé, ne permet pas de diagnostiquer une œsophagite, et ce n’est que la combinaison de plusieurs d’entre eux qui permet de suspecter cette inflammation.

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Diagnostic de l‘œsophagite

En cas de suspicion d’œsophagite, il est nécessaire de confirmer le diagnostic à l’aide d’examens complémentaires. Le plus indiqué dans ce cas est la fibroscopie gastrique. Pour cela, on introduit un tube souple muni d’une caméra par la bouche afin d’observer directement la muqueuse de l’œsophage et d’éventuelles lésions. L’intérêt de cette exploration, lorsqu’on descend jusque dans l’estomac, est également de permettre d’exclure d’autres problèmes digestifs tels qu’une hernie hiatale ou un ulcère gastrique. D’autres tests peuvent venir compléter la fibroscopie : la pH-métrie, c’est-à-dire l’évaluation du taux d’acidité dans la partie basse de l’œsophage ou encore la manométrie œsophagienne qui détermine la pression au sein de l’œsophage (ce qui expliquerait les difficultés de fermeture du sphincter inférieur de l’œsophage et donc les reflux gastro-œsophagiens).