Ménopause : un nouveau traitement contre l’atrophie vulvo-vaginale

La ménopause apporte son lot de symptômes désagréables. L’atrophie vulvo-vaginale - qui entraîne entre autres sécheresse, brûlure et irritation vaginale – est l'une de ces affections pénibles. Toutefois, les femmes ménopausées peuvent désormais mettre un terme à leur inconfort en se tournant vers un nouveau traitement local à base de DHEA.
© Istock

L’atrophie vulvo-vaginale (AVV) est l’une des composantes du syndrome génito-urinaire qui survient autour de la ménopause. Cette affection se manifeste en raison d'une diminution du taux des hormones féminines, et plus particulièrement les œstrogènes. Elle provoque ainsi chez les femmes une sécheresse vaginale ou encore des brûlures et irritations intimes. De plus, il est également possible de ressentir des douleurs ou un inconfort en faisant l'amour. Selon l'enquête européenne REVIVE menée via Internet auprès de 3768 personnes ménopausées, 29% des femmes atteintes d'AVV reconnaissent souffrir pendant les rapports intimes.

Généralement, l’'atrophie vaginale devient cliniquement visible 4 à 5 ans après la ménopause.

Un nouveau traitement local à base de DHEA

Les personnes souffrant de l’atrophie vulvo-vaginale ont un nouveau traitement à leur disposition. Développé par le laboratoire Theramex, il soulage les femmes ménopausées souffrant des symptômes modérés à sévères de l’AVV.

Baptisé Intrarosa, il est à base de prastérone, identique à la DHEA humaine. La prastérone, administrée dans le vagin, pénètre dans les cellules vaginales. Cet androgène qui est réputé pour ses effets anti-vieillissement, est converti de manière intracellulaire en petites quantités d’œstrogènes et d’androgènes spécifiques aux cellules vaginales et active ainsi les récepteurs vaginaux œstrogéniques et androgéniques.

Intrarosa prend la forme d’un ovule contenant 6,5 mg de prastérone. Il est placé dans le vagin grâce à un applicateur.

Le laboratoire Theramex précise dans un communiqué  “Les études cliniques ont montré une amélioration de la structure et de l'épaisseur de la muqueuse vaginale, des symptômes cliniques de l'atrophie vulvo-vaginale tels que la sécheresse vaginale et les douleurs pendant les rapports sexuels”.

Une vie intime impactée

La vie intime des femmes se retrouve chamboulée par l'apparition de l’atrophie vulvo-vaginale. Tous les symptômes de la maladie peuvent impacter leurs rapports avec leur partenaire. Selon l'enquête européenne REVIVE, 72% d'entre elles admettent que l’AVV atténue leur satisfaction sexuelle. Deux tiers reconnaissent avoir une sexualité moins libre depuis l'apparition de la maladie. De plus, 6 femmes sur 10 estiment qu’elle affecte leur relation avec leur conjoint.16% disent également que l'atrophie vulvo-vaginale empoisonne leur vie tous les jours.

Si environ la moitié des femmes ménopausées souffrent de l’atrophie vulvo-vaginale, moins d'une patiente touchée sur deux bénéficie d'un traitement. Ce déficit de prise en charge s'explique entre autres par une méconnaissance du syndrome. En effet, 43% des femmes considèrent qu’il fait partie du processus de vieillissement. Par ailleurs, il s'agit encore d'un sujet tabou. 4 sondées sur 10 n'osent pas en parler à leur gynécologue tandis que 10% des professionnels initient eux-mêmes le sujet.

Pourtant, il est important de diagnostiquer et prendre en charge la maladie le plus tôt possible. L’organisation International Menopause Society a indiqué que la traiter rapidement permet d’éviter une cascade d’événements qui ne se résoudront pas spontanément.

 

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Source : Enquête européenne REVIVE, menée par Internet auprès de 3768 femmes ménopausées. Nappi Re Climateric 2016 vol 19, N2 188-197
Communiqué Theramex, mai 2019

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