Le dioxyde de titane sera prochainement interdit dans les bonbons

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L'additif alimentaire E171 est un conservateur très prisé dans l'industrie agro-alimentaire. Pourtant il va être interdit en France dans les bonbons et les plats préparés d'ici la fin de l'année. Des risques pour la santé humaine sont soupçonnés.

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Un additif alimentaire de moins dans notre assiette ! Aussi connu sous le nom de E171, le dioxyde de titane, ce colorant alimentaire, va se voir interdit dans les bonbons et les plats préparés dans le courant de l'année, selon Le Parisien.

"Nous souhaitons suspendre avant la fin de l'année l'utilisation de cette substance comme additif alimentaire en France. La France a d'ores et déjà saisi la Commission européenne afin de demander aussi des mesures à ce niveau, dès lors que le dioxyde de titane est susceptible de constituer un risque sérieux pour la santé humaine", indique la secrétaire d'Etat au développement durable, Brune Poirson à nos confrères du Parisien.

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Afin de "mettre en lumière les initiatives des entreprises vertueuses", elle se rendra vendredi chez Verquin. Depuis décembre, ce confiseur à Tourcoing (Nord), n'utilise plus cet additif qui était autrefois présent dans les Têtes Brûlées par exemple. Autres entreprises, Lutti et Carambar & Cie ont déjà supprimé cet additif dans la fabrication des Arlequins et des Malabars.

Pas que les bonbons concernés

Comme l'explique Florence Pradier, présidente du Syndicat national de la confiserie, au sujet de la suppression de cet additif, "c'est plus facile à faire pour les grands groupes que pour les petits, pour les bonbons gélifiés type Crocos, que pour les dragéifiés type Smarties".

Il n'y a pas que les bonbons qui soient concernés. Stéphen Kerckhove, de l'association Agir pour l'environnement rappelle "qu'on en trouve à peu près dans tous les plats préparés". Son association avait détecté 150 aliments où cet additif était présent.

L'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait publié un avis en septembre 2016 sur le E171 sur l'utilisation alimentaire de cet additif. Le document explique qu'il ne représente pas un risque sanitaire... mais cependant la dose journalière admissible n'a pas pu être établie.

Le 20 janvier 2017, l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) avait publié une étude sur l'analyse du dioxyde de titane ingéré par voie orale par des rats. Elle conclut que l'ingestion "est susceptible de favoriser la formation de lésions colorectales précancéreuses", soutient l'Anses. Mais ces résultats ne peuvent pas conclure sur les effets que l'E171 a sur l'homme.

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