Insémination, FIV... : les différentes méthodes pour déclencher une grossesse
Publié le 10 Mai 2010 par Rédaction E-sante.fr

Quelles sont les différentes techniques de procréation médicalement assistée ?

  • La plus simple est l'insémination artificielle intra-utérine avec le sperme du conjoint après stimulation et déclenchement de l'ovulation. On obtient entre 10 et 15% de succès par cycle. Cette méthode est proposée en cas de certaines infertilités inexpliquées, ou liées à une altération de la glaire cervicale ou du sperme. L'insémination artificielle nécessite un nombre suffisant de spermatozoïdes normaux et mobiles et au moins une trompe perméable.
  • La fécondation in vitro classique (FIV) nécessite une stimulation ovarienne plus importante, une ponction des ovocytes pour la fécondation in vitro puis le transfert de l'embryon par voie naturelle. On obtient en moyenne 22% de succès par cycle. On recourt à la FIV en cas d'échec de l'insémination artificielle, d'infertilité inexpliquée, de certaines infertilités masculines modérées ou en cas d'anomalie des trompes.
  • La fécondation in vitro assistée ou ICSI propose en plus une micro-injection du spermatozoïde dans l'ovocyte. Le taux de succès atteint ici 24% par cycle en moyenne. Cette technique est indiquée lorsque les spermatozoïdes présentent des anomalies importantes.

Ces méthodes sont dites intraconjugales lorsqu'elles sont réalisées avec le sperme et l'ovocyte des conjoints. Dans certains cas, un don d'ovocyte ou de spermatozoïdes est requis. Enfin, un accueil d'embryon peut aussi être envisagé dans certaines conditions bien définies par la loi.

Qui peut bénéficier d'une PMA ?

Les couples hétérosexuels, mariés ou vivant en concubinage, et présentant un problème de fécondité, des pathologies transmissibles infectieuses (VIH par exemple) ou génétiques (myopathie, mucoviscidose...). Concernant la fécondation in vitro, 4 tentatives sont remboursées par l'Assurance maladie après entente préalable, à condition que celles-ci soient réalisées avant l'âge de 43 ans.

Source : Agence de biomédecine, www.procreationmedicale.fr.