L'hépatite C se transmet aussi sexuellement, seulement en cas de pratique à risque

L'hépatite C, qui touche maintenant près de 500.000 personnes en France, peut être transmise sexuellement en cas de pratique à risque.
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L'hépatite C s'est développée en France en même temps que le Sida, par des perfusions de sang contaminé ou des actes médicochirurgicaux infectants. Nombre de cas sont aussi consécutifs à l'usage de drogues intraveineuses.La plupart du temps, le virus de l'hépatite C passe complètement inaperçu, et le patient ne sait même pas qu'il a été contaminé. Dans quelques cas, le malade déclare une simple jaunisse et le diagnostic est fait grâce à une prise de sang confirmant la présence d'anticorps contre le virus. Rien de grave donc, sauf quand l'hépatite devient chronique. Le principal signe clinique est alors une fatigue qui ne finit jamais. Quelquefois, le diagnostic est fait à la suite d'un bilan sanguin dans lequel ont été demandées des transaminases. Quand elles sont élevées, cela traduit une atteinte hépatique, ce qui met sur la piste du virus. Le problème c'est qu'en plus de la fatigue, après 10 à 20 ans d'évolution chronique, le foie peut être gravement atteint, soit sous forme de cirrhose (sans avoir bu le moindre verre de trop !), soit sous la forme de cancer. Aujourd'hui, l'hépatite C est devenue la première cause de transplantation hépatique en France.

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Une transmission sexuelle peut être évoquée en cas de pratiques à risques

Jusqu'à présent, on pensait que le virus se transmettait essentiellement par voie sanguine (perfusion, opération, piercing, rasoir mécanique, etc.). Cela représente la grande majorité des cas de transmission. Néanmoins, l'hypothèse d'une transmission sexuelle, chez ceux qui ont une pratique sexuelle à risque, est maintenant évoquée par les scientifiques sur la base de trois arguments :

  • le risque est majoré chez tous ceux qui ont un comportement sexuel à risque,
  • la présence concomitante d'autres infections sexuellement transmissibles,
  • le virus est identique (même génotype) chez la personne infectée et chez ses partenaires sexuels.

Jusqu'à présent, on pensait que le virus se transmettait essentiellement par voie sanguine (perfusion, opération, piercing, rasoir mécanique, etc.). Cela représente la grande majorité des cas de transmission. Néanmoins, l'hypothèse d'une transmission sexuelle, chez ceux qui ont une pratique sexuelle à risque, est maintenant évoquée par les scientifiques sur la base de trois arguments :

Publié le 13 Septembre 2005
Auteurs : Dr Philippe Presles
Source : Le quotidien du médecin n°7794 du mardi 6 septembre 2005.