La fièvre : rarement grave, souvent inquiétante

C'est un symptôme extrêmement banal et même le plus fréquent au cours des maladies infectieuses. Cependant, il n'est pas toujours synonyme d'infection. La fièvre, qui représente un motif fréquent de consultation chez le médecin, correspond à une élévation anormale de la température corporelle. Quand faut-il s'en inquiéter ?
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Soyons rigoureux

"Avez-vous eu de la fièvre ?"

"Oui"

"Combien ?"

"Je ne sais pas, je n'ai pas pris ma température"

C'est bien là le problème. La fièvre n'est pas une sensation, c'est la mesure la plus précise possible de l'élévation de la température corporelle prise dans de bonnes conditions techniques. La température du corps est en moyenne de 37°C et peut varier dans la grande majorité des cas entre 36°5 et 37°5. En pratique, c'est à partir de 38°C qu'un médecin peut tirer des conclusions (les valeurs normales extrêmes dans la population se situent entre 36 et 37,8°C).

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Pour être fiable, une température doit être mesurée au repos ou à distance d'effort.

L'absence de fièvre est appelée "apyrexie".

Attention, piège !

Certains médicaments appelés "antipyrétiques" font baisser la fièvre. Ils comprennent essentiellement les très connus aspirine et paracétamol, que l'on retrouve en totalité ou en partie dans un nombre considérable de médicaments. Il est donc possible, après une prise d'aspirine, de mesurer une température à 37° alors que la véritable température est supérieure à 38°.

A l'inverse, après une exposition prolongée au soleil, ou après un effort physique important, la température peut facilement dépasser les 38° sans que cela ait une valeur pathologique. Le plus simple dans ces cas-là est de reprendre la température au frais ou après une période de repos.

Publié le 12 Octobre 2001 | Mis à jour le 13 Octobre 2015
Auteurs : Dr Renaud Guichard, chirurgien
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