Envolée épidémique de rougeole en France

Alors que la politique française d’éradication de la rougeole avait pour horizon 2010, on assiste inversement à une intensification de l’épidémie derougeole. Explications et conséquences.

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3.000 cas de rougeole en 2010

On assiste en France à une épidémie de rougeole depuis 2008, laquelle s’est encore intensifiée cette année. Selon l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), plus de 3 000 cas de rougeole ont été déclarés entre janvier et août 2010, contre 44 cas durant l’année 2007.

Des foyers épidémiques de rougeole ont été enregistrés dans des crèches, des écoles, parmi des étudiants et des gens du voyage.

L’état vaccinal de la population reste insuffisant

Les données de l’InVS confirment que les personnes atteintes de la rougeole étaient majoritairement non vaccinées (82% des cas de rougeole recensés) ou incomplètement vaccinées (14% n’avaient qu’une injection au lieu de deux).

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Le problème est que la couverture vaccinale contre larougeole (pourcentage de vaccinés contre cette maladie) stagne autour de 87% chez les nourrissons de 24 mois (pour au moins une dose de vaccin). Cette couverture est insuffisante pour éradiquer la maladie, c’est-à-dire pour stopper la circulation du virus de la rougeole.

Résultat, les adultes non vaccinés sont nombreux et le virus peut leur être transmis par leur entourage. Non seulement le virus de la rougeole est particulièrement contagieux, mais en plus, les adultes présentent « un risque accru de développer une forme sévère de la maladie », précise le Ministère de la Santé.

Rappelons en effet que la rougeole n’est pas toujours une maladie infantile bénigne. Entre 2008 et 2010, sur les 5.000 cas déclarés en France, 4 personnes sont décédées de complications neurologiques ou de troubles pulmonaires, tandis qu’un tiers environ des malades ont dû être hospitalisés.

Autrement dit, vacciner systématiquement les enfants contre larougeolea le double avantage de les protéger et de protéger aussi lesadultes non vaccinés. L’avantage est même triple puisque l’on protège aussi de cette façon les nourrissons trop jeunes pour être vaccinés (de 0 à 12 mois).

En conclusion, il est vraiment très important de veiller à maintenir son calendrier vaccinal à jour et celui de ses enfants !

 
Publié par Rédaction E-sante.fr le Vendredi 05 Novembre 2010 : 14h20
Mis à jour le Mercredi 06 Février 2013 : 10h14
Source : Institut de Veille Sanitaire, 26 octobre 2010, Ministère de la santé, plan national, avril 2010.
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