Endométriose : Enora Malagré se fait retirer l’utérus pour ne plus souffrir

© abacapress

L'animatrice Enora Malagré se fait retirer l'utérus pour combattre son endométriose. Cette maladie gynécologique a résisté aux autres traitements disponibles.

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La décision est sans doute déchirante. A seulement 37 ans, Enora Malagré fait un trait sur la maternité. Atteinte d'une forme sévère d'endométriose, l'animatrice télé a décidé de se faire retirer l'utérus. Une chirurgie de dernier recours qu'elle annonce dans le dernier numéro de Paris Match.

"Je ne peux pas avoir d'enfants, la maladie est trop avancée, confie-t-elle dans l'hebdomadaire français. A 37 ans, c'est jeune, mais je dois avancer." Ça n'est pas la première fois qu'Enora Malagré évoque une possible hystérectomie. En mars dernier, déjà, elle en parlait au micro d'Europe 1.

"Je ne vous cache pas que psychologiquement parlant, ça me fait un peu peur d’envisager de ne plus avoir d’utérus à mon âge", reconnaissait-elle sur le plateau de l'émission Allô Europe 1. Il faut dire que l'ancienne chroniqueuse de C8 présente une forme avancée d'endométriose et a connu plusieurs fausses-couches.

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Des fausses-couches à répétition

Comme l'animatrice, une Française sur dix souffre d'endométriose. En plus de provoquer des règles douloureuses, cette maladie gynécologique a un retentissement sur l'ensemble de la vie des femmes qui en souffrent. Rapports sexuels pénibles, troubles digestifs, atteintes rénales, infertilité… les symptômes sont multiples.

"La maladie peut aussi être totalement asymptomatique, précise l'Inserm. Dans ce cas, elle est généralement découverte de façon fortuite alors que la patiente consulte en raison d’une difficulté à concevoir un enfant." C'est le cas d'Enora Malagré.

L'animatrice a révélé publiquement son endométriose en février dernier, sur le plateau de Touche Pas A Mon Poste. Elle a ensuite expliqué qu'elle avait été diagnostiquée d'une forme avancée après plusieurs fausses-couches. "A l’époque de “TPMP”, j’ai fait jusqu’à trois fausses couches par an : ça m’a bouffé la vie !", explique-t-elle dans Paris Match.

De fait, près de 40 % des patientes souffrent de troubles de la fertilité. Mais toutes ne font pas le choix d'une hystérectomie. Laetitia Milot, actrice, et Imany, chanteuse, sont les premières à s'être fait le porte-voix des malades. Elles ont eu le bonheur de tomber enceintes.

Une ménopause précoce et artificielle

Si Enora Malagré se fait retirer l'utérus, c'est une solution de dernier recours. Plusieurs traitements médicamenteux sont utilisés en première ligne. Prise en continu, la pilule contraceptive permet de bloquer l'ovulation et le cycle menstruel.

D'autres traitements agissent spécifiquement sur les hormones qui régissent le cycle féminin. Le danazol inhibe les gonadotrophines – des hormones agissant sur les ovaires – et les analogues de la GnRH bloquent l'hormone libératrice de celles-ci. Des traitements lourds aux effets secondaires nombreux.

L'ablation de l'utérus – aussi appelée hystérectomie – est réservée aux femmes dont l'endométriose est avancée et qui ne répondent à aucun traitement médicamenteux. Un verdict difficile et synonyme de ménopause chirurgicale. Après l'intervention, les patientes peuvent souffrir des symptômes classiques de l'ablation : bouffées de chaleur, transpiration, sécheresse vaginale… Le risque cardiovasculaire ou d'ostéoporose est également augmenté.

L'endométriose expliquée en vidéo

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