Dysfonctionnement érectile (ou impuissance sexuelle)
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Dysfonctionnement érectile (ou impuissance sexuelle) : que se passe-t-il lors de l'examen ?

Le patient qui souffre d'une dysfonctionnement érectile doit s'attendre à ce que le médecin consacre assez de temps à la consultation. Ce dernier trace l'histoire sexuelle et médicale de l'homme et détermine si la dysfonction érectile est de nature principalement physiologique, principalement psychologique ou les deux à la fois (mixte). Le patient subit un examen physique spécifique (pour vérifier si les organes génitaux, les vaisseaux sanguins, les nerfs et les tissus du pénis fonctionnent normalement). À cet égard, le médecin dispose de plusieurs tests spécialisés dont le Doppler pénien qui permet de mesurer l'apport sanguin artériel dans le pénis.

Dysfonctionnement érectile (ou impuissance sexuelle) : quel est le traitement ?

Dysfonctionnement érectile d'origine physiologique

Anomalies des vaisseaux sanguins, des nerfs et des centres nerveux. Dans le cas où le traitement de ces maladies ne permet pas d'améliorer la fonction érectile du patient, le médecin peut proposer des traitements spécifiques :

  • Le Sildénafil (Viagra®), le Tadalafil (Cialis®) et le Vardénafil (Lévitra®) sont des traitements par voie orale qui permettent de dilater les vaisseaux sanguins du pénis pour y laisser entrer plus de sang et ainsi entraîner une érection. Le médicament ne provoque pas une érection automatique et il n'augmente pas le désir sexuel. Il aide tout simplement l'homme à obtenir ou à maintenir son érection. Il agit donc seulement si l'homme est soumis à une stimulation sexuelle. Près de 80 % des utilisateurs obtiennent des résultats satisfaisants avec ce médicament.
  • Les injections intracaverneuses (ou injections péniennes). Elles consistent en l'injection de prostaglandine E1 sur le côté du pénis. Le patient doit toutefois vaincre la crainte d'une injection à cet endroit. En moins de 15 minutes, même sans stimulation sexuelle, le pénis atteint automatiquement une rigidité complète qui dure en moyenne entre 30 et 60 minutes. C'est efficace dans 85 % des cas.
  • Une prothèse externe (ou pompe à vide). Il s'agit d'une technique mécanique et non chirurgicale. L'appareil est composé d'un cylindre en plastique, branché sur une pompe. Le pénis est introduit dans le cylindre d'où la pompe évacue l'air, créant un vide qui entraîne l'afflux de sang dans les corps caverneux du pénis. Un anneau est installé à la base du pénis pour empêcher le sang de repartir et le cylindre est enlevé. L'anneau doit absolument être enlevé après 30 minutes d'utilisation, pour éviter la formation de caillots de sang. Les couples qui ont appris à maîtriser cette technique l'estiment efficace à 80 %.
  • Un traitement transurétral. Le Medicated Urethral System of Erection (MUSE) consiste à insérer dans l'urètre (l'ouverture du pénis) un minisuppositoire d'alprostadil de la taille d'un grain de riz. Le médicament est absorbé par les parois de l'urètre et se rend par la circulation sanguine dans les corps caverneux du pénis, où il permet aux muscles de se relâcher et au pénis de s'engorger de sang. L'érection survient en moins de 20 minutes - qu'il y ait stimulation sexuelle ou pas - et dure généralement moins d'une heure. C'est une méthode efficace dans 40 % des cas.
  • Les prothèses ou implants péniens. Il en existe de différents types. Des prothèses en silicone sont implantées sous la peau et sont totalement invisibles. La plupart sont gonflables, c'est-à-dire que la rigidité de la prothèse est obtenue en manipulant une pompe que se trouve dans le scrotum. Alors qu'il s'agissait autrefois de la principale méthode pour aider les hommes souffrant de dysfonctionnement érectile, la pose d'implants péniens est aujourd'hui utilisée en dernier recours. Parce qu'elle est irréversible, on ne la recommande que lorsque toutes les autres méthodes ont échoué. Il convient parfois de combiner le traitement médical et le traitement psychosexuel pour optimiser les résultats.
  • Prostatectomie radicale. Les hommes ayant subi une prostatectomie peuvent recourir aux divers traitements de la dysfonction érectile que l'on vient d'énumérer.
  • Tabagisme. Si son patient montre de la volonté pour cesser de fumer, le médecin peut l'aider en mettant à sa disposition plusieurs moyens, comme des timbres de nicotine et un médicament par voie orale : le bupropion (Zyban). On trouve aussi de la gomme à mâcher à la nicotine en vente libre dans les pharmacies. Arrêter de fumer aide à récupérer la capacité érectile, car cela stoppe les dommages aux veines et aux artères.
  • Maladie de La Peyronie. Elle peut disparaître spontanément entre six mois et deux ans, sans traitement particulier. Certains hommes, cependant, doivent avoir recours à une chirurgie, après un an et demi ou deux ans, si la déviation gêne réellement l'intromission du pénis dans le vagin.

Dysfonction érectile d'origine psychologique :

Le patient est adressé à un sexologue clinicien (titulaire d'une maîtrise en sexologie) pour une sexothérapie, de préférence en compagnie de sa partenaire. La thérapie s'échelonne sur une vingtaine de séances et obtient un très bon taux de succès.

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Source : Guide familial des maladies publié sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Média, 2001