Devoir conjugal ou viol conjugal ?
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Quels conseils pourriez-vous donner aux victimes de viol conjugal ?

Se sentir victime, psychologiquement, ne revient pas toujours à l’être juridiquement. La loi donne désormais aux femmes le pouvoir de dire non, qui comporte, en filigrane, celui de consentir et non plus de subir. La quête d'une sexualité épanouissante et gratifiante est désormais un droit fondamental de la personne humaine. C'est contre une sexualité subie, imposée et aversive qu'il faut se battre, avec tout le discernement nécessaire.

L'omniprésence de la " violence psychologique ", alléguée dès qu'il y a conflit, pousse insensiblement à revendiquer le statut de victime. La réponse au douloureux problème de la sexualité imposée relève-t-elle toujours de la Cour d'assises ? Le divorce et la procédure civile paraissent heureusement, dans la majorité des cas, une réponse mieux appropriée à cette situation. C’est pourquoi je ne partage pas les points de vue militants qui, commentant la récente enquête, considèrent qu’en France oppose « le déni, la loi du silence et l’impunité dont bénéficient les agresseurs continuent à régner sans partage ». Une telle démesure (rappelons que la législation française en matière de délinquance sexuelle est parmi les plus répressives d’Europe) disqualifie le progrès qu’il est nécessaire de saluer : la légitime reconnaissance, par le législateur, du crime de viol entre époux.

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