Bartholinite : “j’avais si mal pendant les rapports sexuels que je ne pouvais presque plus marcher”

Pour Emily Paige, 23 ans, les rapports sexuels ont commencé à devenir si douloureux qu’il lui devenait difficile de marcher. Après plusieurs mauvais diagnostics, elle a enfin découvert ce qui provoquait cette souffrance : un kyste de la glande de Bartholin. L’Américaine témoigne pour mieux faire connaître cette pathologie.
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Lorsqu’on souffre de troubles intimes, il n’est pas toujours évident d’en parler… et lorsqu’on l’ose le faire, trouver une oreille attentive ne va pas de soi. Emily Paige l’a appris à ses dépens alors qu’elle était âgée de 23 ans. 

Des rapports douloureux, un gonflement des lèvres vaginales et peu d’écoute

Au printemps 2014, la jeune femme a commencé à ressentir de vives douloureux lorsqu’elle avait des rapports sexuels. Ce symptôme était accompagné d’une sensation de chaleur, de difficultés à marcher ou s’assoir les heures suivant les ébats ainsi qu’un gonflement au niveau de la lèvre gauche. Toutefois après un petit moment, l'enflure se réduisait.

Emily Page explique à nos confrères du site Women’sHealth : “lorsque j'ai recherché sur Internet ce qui pouvait se passer, j'ai découvert un large éventail de raisons pour les gonflements après un rapport sexuel, y compris une réaction allergique au latex, pas assez de lubrification ou même une infection urinaire. Aucune de ces potentielles causes ne semblait suffisamment sérieuse pour susciter une préoccupation majeure”.

Toutefois la souffrance est devenue de plus en plus importante. Elle a finalement décidé d’en parler à son partenaire de l’époque, un homme de 12 ans son ainé. Elle se rappelle : “peut-être était-il frustré de ne pas pouvoir être utile, ou doutait-il de moi parce que je n'avais jamais partagé ces symptômes avec lui auparavant. Quoi qu'il en soit, je me souviens distinctement qu’il a été exaspéré et m’a demandé : "Pourquoi ne peux-tu pas simplement laisser ton corps se guérir ?".

Ces mots ont donné l’impression à la jeune femme que les troubles qu’elle traversait, étaient sa faute. Elle n’a plus voulu en parler. Toutefois, elle n’a pas eu la possibilité de les ignorer longtemps.


Lèvre vaginale : elle avait atteint 4 à 5 fois sa taille normale

La lèvre vaginale gauche qui gonflait après chaque rapport sexuel, pouvait alors atteindre 4 à 5 fois sa taille normale. Emily Paige a finalement pris un rendez-vous avec sa gynécologue en septembre 2014. En entendant la liste des symptômes, la spécialiste a pensé qu’il s’agissait de kystes ovariens ou d’une infection sexuellement transmissible. Les examens n’ont rien révélé. "Comme le gonflement se dissipait toujours, il n'y avait rien à diagnostiquer. Après m'être rassise sur la table d'examen, elle a dit : Emily, il n'y a rien", se souvient l’Américaine qui vit en Caroline du Nord. Elle a ainsi quitté le cabinet uniquement avec des noms de lubrifiants et la liste des positions sexuelles à éviter.

"Je savais qu'elle devait se tromper. Je me demandais combien de temps j'allais attendre avant que le gonflement soit suffisamment grave pour que je puisse reprendre un rendez-vous pour la convaincre que je disais la vérité. Je me suis demandée si la douleur serait intolérable à ce stade", ajoute-t-elle. Et la patiente avait raison, les troubles ont bien persisté.

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