Aspartame : un soda light l’a plongée dans le coma

Elizabeth Perkins, 30 ans, a failli mourir après avoir bu un soda light Pepsi Max. Elle a fait une mauvaise réaction à l’aspartame présente dans cette version moins sucrée que le célèbre Coca Cola.
© Istock

Pour éviter d’absorber un nombre de calories trop important, nous avons tendance à nous tourner vers les boissons light. Cette option - souvent vue comme plus saine - a failli tuer Elizabeth Perkins, 30 ans.

La jeune femme a fait 3 jours de coma après avoir fait une violente réaction à l’aspartame, édulcorant artificiel présent dans les boissons light. L’incident est survenu lorsque le serveur du bar de son quartier lui a servi par erreur un Pepsi Max au lieu d’un Coca normal.

Aspartame : une seule gorgée a failli la faire mourir

La Britannique, maman de deux petits garçons, raconte l’incident au Daily Mail :

“J’ai demandé un coca normal, et souligné qu’il devait être normal comme d’habitude au barman”. Toutefois, la consigne semble ne pas avoir été entendue.

Elle se rappelle “Après avoir pris ma première gorgée, j’ai immédiatement su que cela avait un goût étrange. Je pouvais sentir le début des symptômes habituels, comme si j'allais être malade”. Elle ajoute “Je me suis immédiatement senti étourdi et j'ai vu la pièce s'assombrir alors que mon corps tentait de lutter contre la réaction".

“J'ai pris moins d'une gorgée de soda light. J'ai été transporté à l'hôpital et dans le coma pendant trois jours”.

Une maladie rare difficile à gérer au quotidien

Le malaise d’Elizabeth Perkins n’était pas une réaction allergique, mais les conséquences d’une maladie génétique rare, appelée phénylcétonurie. Chez les personnes qui en sont atteintes, l'édulcorant se métabolise en phénylalanine, un acide aminé qu’elles ne peuvent digérer. Ses deux fils Matthew et Jacob sont également atteint de ce mal.

La trentenaire fait ainsi preuve de beaucoup de prudence lors des repas et des sorties de sa famille. Mais selon elle, sa tâche est devenue beaucoup plus difficile depuis la mise en place d'une taxe sur le sucre au Royaume-Uni en avril 2018.

“Je ne pense pas que les gens réalisent à quel point (remplacer le soda normal par du light) fait une grande différence et, depuis la taxe sur le sucre, de moins en moins d'établissements servent des boissons normales”. Elle poursuit “Certaines personnes vous donnent automatiquement les versions à faible teneur en sucre ou sans sucre, mais pour moi, cette erreur aurait pu être fatale”.

Elle déplore “Depuis que la taxe sur le sucre est entrée en vigueur, tout semble contenir les sucres artificiels redoutés” puis conclut “maintenant, c'est plus facile pour moi et mes fils de simplement renoncer aux sorties. Nous savons exactement ce que nous avons à la maison”.

L’aspartame ne pose pas de problèmes uniquement dans les restaurants. La jeune mère rencontre également des difficultés pour soigner ses fils. En effet, de plus en plus de laboratoires préfèrent l’édulcorant au sucre pour leurs produits. Elle a ainsi dû faire plusieurs pharmacies afin de trouver la formule du médicament sans aspartame alors que son fils avait 41° degrés de fièvre

Phénylcétonurie : qu’est-ce que c’est ?

La phénylcétonurie touche 1 naissance sur 15 000. Si le malade n’est pas diagnostiqué, il présentera un retard de développement, retard de croissance, des troubles du comportement (hyperactivité) et de la motricité. Les autres signes sont des convulsions, des tremblements, de l’eczéma ou encore des vomissements. Les symptômes se développent progressivement en quelques mois.

Un test de dépistage est systématiquement effectué à la naissance en France afin de déterminer si l’enfant en est atteint.

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.