Sommes-nous tous égaux face à la pollution atmosphérique ?

Publié par Laurence Koch Rigaud le Vendredi 14 Mars 2014 : 16h22
Mis à jour le Vendredi 14 Mars 2014 : 16h24

30 départements et 17 régions françaises sont actuellement placés en "alerte pollution".
En Ile-de-France, le seuil d'alerte aux particules fines est dépassé depuis trois jours consécutifs.

Si l’air est indispensable à la vie, il peut aussi s’avérer très dangereux pour notre santé...

Mais sommes-nous tous égaux face à la pollution atmosphérique ?

La réponse est non. Certaines personnes sont plus sensibles que d'autres à la pollution atmosphérique.

En cas de pollution atmosphérique, l'âge et l'état de santé jouent considérablement

Les personnes les plus à risques sont :

  • Les nourrissons et les enfants.

    Leur appareil respiratoire étant immature, ils sont beaucoup plus sensibles que les adultes à la pollution.

    Il faut savoir que l'appareil respiratoire poursuit son développement jusqu'à l'âge de 8 ans.

  • Les personnes âgées.

    Leurs défenses respiratoires sont diminuées.

  • Les femmes enceintes.

  • Les sportifs.

    Du fait de l'augmentation de leur débit pulmonaire pendant l'effort.

  • Les sujets atteints de pathologies respiratoires.

    Sinusite chronique, bronchite chronique, rhinite, asthme, insuffisance respiratoire chronique... Les muqueuses respiratoires sont en effet fragilisées.

  • Les patients présentant des pathologies cardiovasculaires.
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Mais attention, toutes les personnes même en bonne santé sont victimes de la pollution

Même si certaines personnes sont plus sensibles que d'autres, notamment à court terme, la pollution atmosphérique affecte chacun d'entre nous : une exposition au long cours est de nature à favoriser l'apparition de certaines maladies chez des personnes initialement en bonne santé.

Alors que faire en cas de pic de pollution ?

Les principales recommandations pour les personnes sensibles consistent à :

  • Eviter les activités physiques et sportives en extérieur comme en intérieur.

    Mieux vaut privilégier les activités calmes et tout faire pour éviter de respirer trop d'air pollué.

    Dans le même registre pour les sportifs, mieux vaut reporter les compétitions sportives.

  • Eviter les zones fortement polluées.

    Grandes artères, rues encaissées, périphériques... Tous les lieux de trafic intense.

    Eviter les promenades dans ces lieux.

  • Eviter de prendre sa voiture pour ne pas aggraver le phénomène de pollution.

    C'est le moment de privilégier le covoiturage et les transports publics.

    Actuellement dans de nombreuses villes de France les transports sont gratuits, profitez-en !

  • Renouveler l’air intérieur de son domicile en ouvrant en grand les fenêtres aux heures fraîches du matin.
Publié par Laurence Koch Rigaud le Vendredi 14 Mars 2014 : 16h22
Mis à jour le Vendredi 14 Mars 2014 : 16h24
Source : http://www.afssa.fr/ET/PPNBB7D.htm?pageid=699&parentid=265&ongletlstid=313 - http://www.casa-infos.fr/environnement/air-et-bruit/air/en-cas-de-pic-de-pollution - http://www.air-lr.org/bonnes-pratiques/en-cas-de-pic-de-pollution/c-32-13.html
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