La satisfaction, un sentiment à cultiver volontairement...

Publié par Dr Catherine Solano le Lundi 10 Mars 2008 : 01h00
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Nous avons tous envie d'être heureux et de voir nos besoins comblés. Pour cela nous ressentons l'envie de voir nos besoins comblés. Besoin de sécurité, d'être nourris, d'avoir un toit, un environnement affectif positif, un revenu permettant de se sentir bien… Pourtant, nous avons souvent le sentiment de ne pas être encore assez heureux, nous ne sommes pas encore satisfaits. Comment faire pour y parvenir ?

Satisfaction objective ou subjective ?

Un des problèmes principaux, c'est la satisfaction de nos besoins. Or, il existe une satisfaction objective et une satisfaction subjective. Et même si la plupart de nos besoins sont comblés, nous pouvons avoir d'autres besoins, beaucoup plus subjectifs, qui eux, ne sont pas comblés, et nous empêchent d'être heureux. Un exemple qu'André Comte-Sponville, le philosophe, racontait dans une conférence : « quand je préparais l'agrégation de philosophie, je me disais que quand j'aurai cette agrégation, je me sentirai vraiment heureux. Or, j'ai maintenant cette agrégation et si je vous disais que je suis vraiment heureux parce que je suis agrégé de philosophie, vous me regarderiez bizarrement. » La satisfaction de son désir ne lui a pas apporté de bonheur.

Désirer est une chose, savoir en retirer une satisfaction en est une autre...

En réalité, nous apprenons plus à désirer des choses qu'à en retirer de la satisfaction. Pourquoi ? Parce que dans notre société marchande, le désir est un moteur du commerce, de l'achat, alors que la satisfaction est un frein au commerce. Résultat, la publicité, le marketing, nous incitent à désirer sans cesse davantage. Nous subissons une sorte de lavage de cerveau qui nous transmet le message suivant : « désirez autre chose que ce que vous avez, soyez insatisfait, vous méritez mieux, vous devriez posséder plus, vous serez plus heureux avec plus que ce que vous ne possédez »C'est pourquoi, si nous voulons être heureux, il nous faut une force contraire pour lutter contre cette stimulation perpétuelle de nouveaux désirs, cet encouragement à l'insatisfaction permanente.

Publié par Dr Catherine Solano le Lundi 10 Mars 2008 : 01h00
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