Radios et rayonnements ionisants : des progrès à faire !

Publié le 07/08/1999 - 02h00
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De nombreux progrès restent à faire en France pour diminuer les doses de rayonnement administrés aux patients. C'est un rapport officiel qui l'affirme, rapport rendu public par le ministère français de la Santé le 15 juin 1999, Le texte rappelle ainsi que l'irradiation médicale représente actuellement le tiers des doses de rayonnements ionisants reçues en moyenne par les Français.

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Remettre en conformité les appareils de radiologie

Pour les mêmes examens, les doses de rayonnement délivrées aux patients sont bien plus élevées dans certains service de radiologie que dans d'autres. Le rapport cite l'exemple des mammographes. Douze critères ont été définis par un comité national pour assurer la sécurité et la bonne qualité des examens pratiqués. Environ 1 000 appareils ont été contrôlés dans 31 départements. : le quart n'était pas conforme ! La plupart pouvaient être réparés ou réglés, mais une trentaire de mammographes ne pouvaient être mis en conformité et leur état risquait d'entraîner, non seulement un risque d'irradiation abusive, mais aussi des erreurs de diagnostic par perte d'information. Or les mammographes servent essentiellement au dépistage ou au diagnostic des cancers du sein. Ces appareils ont été suspendus par l'Agence des produits de santé.

Eviter les radiographies inutiles

Le nombre d'actes de radiologie pratiqués en France augmente chaque année d'environ 8 %. Mais un certain nombre de radiographies prescrites et effectuées sont très probablement inutiles. Un exemple bien connu est celui des traditionnelles radiographies du crânes, régulièrement pratiquées après un traumatisme crânien. On sait depuis des années que ces radiographies n'ont pas d'intérêt pour le patient : constater la présence d'une fracture sur une radio du crâne ne modifie en rien la prise en charge médicale. Et depuis des années, des recommandations officielles déconseillent de les pratiquer (Lire : J'ai pris un coup sur la tête... Que faire ?). Ce qui n'empêche pas de nombreux services d'urgence de continuer à les faire systématiquement.

Publié le 07/08/1999 - 02h00 Communiqué du ministère de l'Emploi et de la Solidarité du 15 juin 1999, consultable sur le site Interenet de ce ministère (http://www.sante.gouv.fr/) ANAES "Prise en charge des traumatisés crâniens graves à la phase précoce" Concours médical 1999 ; 121 (19) : 1444-1450.
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