Pour votre santé, oubliez la grasse matinée !

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 23 Novembre 2015 : 11h32
Mis à jour le Lundi 23 Novembre 2015 : 12h03

Une étude américaine vient de conclure que faire la grasse matinée le week-end augmente le risque de diabètede type 2 et de maladiescardiovasculaires. La régularité du lever, qui fait partie intégrante d’une bonne hygiène de sommeil, est donc essentielle pour se maintenir en bonne santé.

La grasse matinée augmente le risque de diabète et de maladies cardiovasculaires

Quelque 450 travailleurs, des hommes et des femmes âgés de 20 à 54 ans ont accepté de porter durant une semaine un bracelet connecté mesurant leur sommeil et d’indiquer leurs habitudes alimentaires et leurs différentes activités. Si 15% de sujets se réveillaient plus tôt le week-end qu’en semaine, les 85% restant faisaient l’inverse en se levant systématiquement plus tard le samedi et le dimanche. Or plus les grasses matinées sont longues, plus les chercheurs constatent des anomalies cliniques, comme un taux de cholestérol élevé, de triglycérides, d’insuline à jeun, une résistance à l’insuline ou encore un tour de taille important. Tous ces facteurs attestent l’existence de troubles métaboliques impliqués dans le développement du diabète de type 2 et des maladiescardiovasculaires.

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La grasse matinée est responsable du « social jetlag »

Les chercheurs appellent ce phénomène « social jetlag », car il est la conséquence d’un décalage du rythme circadien biologique. Ce mécanisme a déjà été décrit chez les travailleurs en horaires décalés, lesquels présentent eux aussi un risque accru de maladies métaboliques : diabète, maladiescardiovasculaires, mais aussi obésité et cancer.

En conclusion, adopter 7j/7 des horaires réguliers de lever et de coucher est une consigne importante qui fait partie intégrante des consignes d’hygiène de sommeil visant à améliorer la qualité du sommeil dont dépend notre santé.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 23 Novembre 2015 : 11h32
Mis à jour le Lundi 23 Novembre 2015 : 12h03
Source : Patricia M. Wong, et coll., The Journal of Clinical endocrinology & Metaboism, First Published Online: November 18, 2015, DOI: http://dx.doi.org/10.1210/jc.2015-2923.
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