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Intoxications alimentaires de l’été, comment les éviter ?

Intoxications alimentaires de l’été, comment les éviter ?

Lorsque les aliments sont mal transportés, mal conservés et préparés au dernier moment, ils peuvent être porteurs de multiples bactéries néfastes. Comment repérer ces produits à risque ? Et comment se traiter en cas d’intoxications ? Les réponses du professeur Robert Benamouzig, chef du service de gastro-entérologie à l’hôpital Avicenne de Bobigny et membre de la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE).

L’été est souvent synonyme de beaux jours propices au bien-être et à la relaxation. Mais il peut également annoncer de mauvaises surprises... De fait, qui ne connaît pas la «tourista» ? Cette fameuse «diarrhée du voyageur» survenant souvent en haute saison. Casse-croûte sur le pouce, charcuteries et glaces achetés dans la baraque à frites du coin... En vacances, si la découverte de nouvelles régions, pays et sites ne manque pas d’attraits ; celle des produits de la supérette du village ou des spécialités locales est parfois, plus hasardeuse. Même si, en principe, «tout produit contrôlé et répondant aux normes réglementaires en terme de conservation est, à priori, sans danger pour la santé», précise le professeur Benamouzig.

 

Attention aux viandes, œufs et crèmes

Le problème, c’est que le touriste qui achète ses produits, pour la première fois, chez un fournisseur alimentaire (restaurant, supermarché, kiosque à glaces...) ne peut pas savoir, à l’avance, si celui-ci respecte ou non les normes de qualité. Et cela, même si quelques signes peuvent, tout de même l’alerter (lire l’encadré). L’été, le voyageur doit se méfier tout particulièrement de certains aliments. Le principal risque étant lié à la rupture de la chaîne du froid : «Les glaces et crèmes de toutes sortes (y compris celles contenues dans les pâtisseries) peuvent provoquer des intoxications lorsqu’elles ne sont pas bien conservées. Même chose pour la charcuterie. La viande hachée crue, quant à elle, favorise la prolifération des bactéries. Et les œufs peuvent être vecteurs de salmonelles. Car contrairement aux infections virales de l’hiver, les intoxications de l’été sont plutôt d’ordre alimentaires et bactériennes», détaille le professeur Benamouzig. Dans ce cas, lorsque l’on a consommé des produits avariés – infestés de mauvaises bactéries – l’intoxication alimentaire estivale peut-elle être grave ? «La sévérité de la maladie n’est pas tellement liée au type de bactérie présent dans l’aliment (staphylocoques, salmonelles escherichia coli...). Mais au “terrain” de chaque patient : le tout-petit, la personne âgée ou immunodéprimée risquent, par exemple, de développer une forme plus importante d’intoxication que les trentenaires en bonne santé», explique le professeur Benamouzig.

 

Les intoxications graves restent rares

Deux types d’infections peuvent conduire à une intoxication alimentaire. Celles dites «directes» sont engendrées par l’ingestion d’un ou plusieurs microbes provoquant directement une atteinte de la muqueuse digestive (au niveau de l’intestin ou du côlon). «Pour ce type d’infection, l’intoxication est le plus souvent modérée (lorsqu’elle touche l’intestin). Elle n’est sévère que dans certains cas, notamment lorsqu’elle infecte le côlon», note le professeur Benamouzig. Les infections indirectes, quant à elles, surviennent lorsque le microbe absorbé sécrète à son tour un produit toxique (appelé toxine). «Certaines toxines peuvent provoquer des diarrhées sévères et une importante déshydratation», poursuit le professeur Benamouzig. En cas d’intoxication alimentaire grave, les symptômes doivent amener à consulter – en quelques heures – un médecin généraliste ou les urgences de l’hôpital le plus proche : très forte fièvre (entre 38.5 et 39), douleurs abdominales intenses avec durcissement du ventre, nausées et vomissements importants, diarrhées avec présence de sang et/ou de glaires dans les selles. Heureusement, ces cas extrêmes restent rares. Seule une dizaine de décès survient chaque année en France à la suite d’intoxications alimentaires.

 

Un traitement classique

Le plus souvent, la maladie reste bénigne, la guérison survient en 48 heures et les symptômes sont modérés : pas ou peu de fièvre (37.8 à 38 maximum), diarrhée liquide sans perte de sang, vomissements et nausées peu importants. Le premier traitement de l’intoxication alimentaire reste la réhydratation : le patient doit boire une grande quantité d’eau agrémentée de sel et de sucre (disponible en pharmacie ou à concocter soi-même) ou du coca sans bulles. Côté médicaments, les antisécrétoires (contre le vomissement) et les produits bloquant le transit (contre les diarrhées) figurent parmi les produits les plus prescrits par le médecin. Enfin, lorsque l’on est intoxiqué, mieux vaut ne pas oublier de se laver régulièrement les mains. Ce geste simple évite de contaminer les aliments avec ses propres germes !

 

Article publié par le 21/07/2011

Sources : Côté santé.

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Cet article est extrait du magazine Côté Santé.

 

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