Fumeur et cancer du poumon : halte à la culpabilité !

Mise à jour par Isabelle Eustache, journaliste santé le 29/01/2016 - 17h17
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Le cancer du poumon est le cancer le plus meurtrier dans le monde, chez l'homme comme chez la femme...
Alors pourquoi parle-t-on si peu de ce cancer particulièrement dévastateur ? Parce qu'il s'agit principalement d'une maladie de fumeur ? Ce n'est pas une raison : « Personne au monde ne mérite un cancer du poumon ». Vous êtes fumeur, consultez précocement dès les premiers signes, sans culpabilité !

Vers une amélioration du dépistage du cancer du poumon

Afin d'améliorer le devenir des patients atteints de cancer du poumon et de leurs familles, 4 objectifs ont été définis :

  • favoriser la connaissance du public sur le cancer du poumon,
  • informer les patients à risque sur les symptômes et les premiers signes du cancer du poumon,
  • signaler les sources d'information et d'aide,
  • mettre en valeur le cancer du poumon auprès des autorités sanitaires.

Chaque année, dix millions de nouveaux cas de cancer du poumon sont diagnostiqués dans le monde. Le principal facteur de risque est le tabagisme. C'est pourquoi, ce cancer a longtemps véhiculé une image négative associée à un sentiment de culpabilité des patients, ne favorisant pas l'investissement public.

Le diagnostic du cancer du poumon reste très tardif

Le diagnostic du cancer du poumon est encore trop tardif, c'est-à-dire qu'il a lieu lorsque le cancer a déjà atteint un stade avancé.

C'est ainsi que le taux de survie est faible (15% à 5 ans), tandis qu'il existe peu d'alternatives thérapeutiques. En effet, l'investissement dans la recherche ou dans la prise en charge a longtemps été inférieur à celui engagé dans d'autres cancers ou d'autres maladies incurables. Les autorités de santé et les gouvernements doivent allouer davantage de fonds publics pour s'attaquer à cette maladie, assurer un diagnostic plus précoce, un meilleur avenir aux patients et une meilleure qualité de soins appropriés. Et bien sûr, l'amélioration des connaissances du public pourrait inciter à un diagnostic précoce et ainsi sauver des vies.

Initialement publié le 24/11/2004 - 01h00 et mise à jour par Isabelle Eustache, journaliste santé le 29/01/2016 - 17h17 Communiqué de la Global Lung Cancer Coalition et d'AstraZeneca, novembre 2004.
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